La croissance de 2015 revue en hausse à +1,2%

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L'INSEE REVOIT À LA HAUSSE LA CROISSANCE 2015
L'INSEE REVOIT À LA HAUSSE LA CROISSANCE 2015

PARIS (Reuters) - L'Insee a revu en hausse vendredi à 1,2% la croissance de l'économie française en 2015, contre 1,1% auparavant, tout en confirmant celle de 0,3% du dernier trimestre.

L'institut a révisé dans le même temps à 0,4% (+0,1 point) la hausse du produit intérieur brut du troisième trimestre 2015 et à 0,6% (0,7% auparavant) celle du premier trimestre.

Pour le quatrième trimestre, la croissance a été portée par les stocks des entreprises (contribution de +0,6 point) et dans une moindre mesure la demande intérieure (contribution de +0,2 point). Le commerce extérieur y a contribué négativement à hauteur de 0,4 point (contre -0,5 point annoncé précédemment).

Les dépenses de consommation des ménages ont diminué de 0,1%, une évolution là aussi légèrement révisée, et ce malgré un hausse de 0,4% de leur pouvoir d'achat.

Malgré leur regain d'optimisme constaté dans les enquêtes de 2015, à la faveur notamment de la chute des cours pétroliers, les Français ont renforcé leur épargne sur la période, marquée par les attentats de Paris et Saint-Denis.

Leur taux d'épargne est monté à 15,9%, soit 0,4 point de plus en un trimestre et un plus haut depuis mi-2011. Sur l'ensemble de 2015, il s'élève à 15,4% contre 15,1% un an plus tôt.

Dans le même temps, l'investissement global a progressé de 0,7%, celui des seules entreprises augmentant de 1,2% sur le trimestre et de 2,0% sur 2015.

Mais celui des ménages, qui reste sur dix trimestres consécutifs de baisse, a encore reculé de 1,0% (-2,8% en 2015), l'embellie du marché immobilier tardant à se traduire dans leurs investissements dans le neuf.

L'excédent brut d'exploitation des entreprises a poursuivi son redressement du fait pour l'essentiel de la baisse des prix de l'énergie.

Il se traduit par un taux de marge en hausse de 1,3 point à 31,4%, un plus haut depuis début 2011, même si sa progression a été freinée par une évolution des salaires réels supérieure aux gains de productivité, souligne l'Insee.

(Yann Le Guernigou)

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  • jmlhomme il y a 8 mois

    Dans une periode aussi favorable vois des taux de 1,2 % veut simplement dire une grave crise. Et elle n'est pas pres de changer avec les infos distribuées tant par les responsables actuels mais aussi les candidats les plus supputés être élus qui ne travaille pas à changer les choses mais à rassembler des electeurs. C'est dire le GAP entre les objectifs et les besoins.