L'UE espère que la Grèce s'évitera "un chemin douloureux"

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L'EUROGROUPE PRÉVU JEUDI POURRAIT SE SOLDER PAR UN NOUVEAU CONSTAT D'ÉCHEC DANS LE DOSSIER GREC
L'EUROGROUPE PRÉVU JEUDI POURRAIT SE SOLDER PAR UN NOUVEAU CONSTAT D'ÉCHEC DANS LE DOSSIER GREC

ATHENES/BRUXELLES (Reuters) - La Grèce risque de s'engager sur "un chemin douloureux" si elle ne parvient pas à un compromis avec ses créanciers, a averti mercredi sa banque centrale, à la veille d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro qui menace de se solder par un nouveau constat d'échec.

Athènes pourrait être incapable d'honorer un remboursement de près de 1,6 milliard d'euros au Fonds monétaire international le 30 juin en l'absence d'accord sur les réformes budgétaires et fiscale et sur l'aide financière avec le FMI, l'Union européenne et la Banque centrale européenne (BCE).

"L'incapacité à conclure un accord (...) marquerait le début d'un chemin douloureux qui mènerait dans un premier temps à un défaut grec, et à terme à la sortie du pays de la zone euro et, très probablement, de l'Union européenne", déclare la banque centrale dans un rapport, en parlant d'un "impératif historique que nous ne pouvons pas nous permettre d'ignorer".

Les ministres des Finances de la zone euro feront le point sur le dossier jeudi à Bruxelles mais la question grecque ne devrait pas occuper une grande place dans les discussions faute d'éléments nouveaux, a déclaré un responsable européen associé à la préparation de la réunion.

"Je pense franchement que ce sera assez bref", a dit ce responsable s'exprimant devant des journalistes sous le sceau de l'anonymat.

Il a précisé que le non-paiement de l'échéance due au FMI le 30 juin n'entraînerait pas automatiquement un défaut sur les prêts de la zone euro.

"Il n'y a pas de présupposé logique, encore moins automatique, selon lequel un non-paiement au Fonds conduirait à une accélération (du non-remboursement des prêts européens par la Grèce)", a-t-il dit.

L'EUROGROUPE ATTEND TOUJOURS DES PROPOSITIONS D'ATHÈNES

Interrogé sur l'éventualité de la mise en place de mesures de contrôle des capitaux en Grèce, il a répondu que l'exemple de Chypre en 2013 montrait qu'elle était possible mais "hautement indésirable".

Le président de l'Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, a de son côté estimé que la probabilité d'un accord jeudi était "très faible" et répété qu'il revenait aux dirigeants grecs de relancer les pourparlers.

"Ils ont été très clairs sur tout ce qu'ils ne veulent pas; cela signifie qu'ils doivent présenter d'autres propositions", a-t-il dit à la presse.

Plus conciliant, le chancelier autrichien, Werner Faymann, en visite en Grèce mercredi, a déclaré qu'il ne pouvait pas imaginer un avenir prospère et pacifique en Europe sans la Grèce.

S'exprimant juste après lui, Alexis Tsipras a réaffirmé son refus d'une réduction des pensions de retraite et dit souhaiter une solution "honorable", assurant qu'il était prêt à en payer le prix politique.

Pour la banque centrale grecque, le ralentissement de l'économie nationale risque de s'accélérer au deuxième trimestre, d'autant que les tensions des derniers mois ont entraîné une chute d'environ 30 milliards d'euros des dépôts bancaires entre octobre et avril.

Sur les marchés financiers, les actions européennes continuent de baisser et les rendements obligataires des pays du sud de l'Europe de monter, la menace d'un défaut grec attisant les craintes de contagion.

Si la Grèce a pu placer sans difficulté pour 1,3 milliard d'euros de bons du Trésor à trois mois, le Portugal n'a levé que 750 millions à six et 12 mois, alors qu'il visait jusqu'à un milliard, et à des taux en hausse par rapport au mois dernier.

"Il est clair que les deux parties semblent plus éloignées que jamais d'un accord, ce qui augmente le risque d'un accident grec", commente Nick Stamenkovic, responsable de la stratégie d'investissement de RIA Capital Markets.

"Elles pourraient aboutir à un accord de dernière minute mais pour l'instant, le temps passe vite. On est vraiment à un moment très important de ce dossier et la Grèce joue avec les nerfs des investisseurs."

(George Georgiopoulos et Matthias Williams, avec Robin Emmott et Francesco Guarascio à Bruxelles, Toby Sterling à La Haye, Michael Shields à Vienne, Emelia Sithole-Matarise à Londres; Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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  • M3571925 le mercredi 17 juin 2015 à 16:54

    Suite : Il faut se rappeler aussi que l'Europe a poussé à la démission le Premier ministre Grec de l'époque, Papandréou qui voulait organiser un référendum sur ce transfert pour mettre à sa place un 1er ministre non élu, ancien de Goldman Sachs qui a validé et signé ce schéma au nom de la Grèce !!On va se marrer le jour où les juridictions Européennes seront saisies de la légalité de tous ces passe-passes !!!

  • M3571925 le mercredi 17 juin 2015 à 16:53

    Il faut se rappeler que la dette publique grecque était à 80 % détenue par des créanciers privés, essentiellement des banques Allemandes, Françaises et Grecques qui l'avaient accordée dans des conditions et de manière inconsidérées et que c'est par la suite par un tour de passe-passe plus que discutable que l'Europe les a déchargées de leurs responsabilités et a transféré ces 80 % vers les institutions européennes pour les faire reposer sur les dos des contribuables Grecs et Européens !!!

  • ppsoft le mercredi 17 juin 2015 à 15:17

    @rdulong1 : L'UE n'est pas l'Europe. Et la Grèce restera en Europe, quoi qu'il advienne.

  • ppsoft le mercredi 17 juin 2015 à 15:15

    L'UE doit être dissoute et vite.

  • nanolyon le mercredi 17 juin 2015 à 14:29

    JOKEN : pensez aux pauvres actifs cotisants à la sécurité sociale qui ne verront jamais la moindre retraite, c'est au moins 6 fois plus cher que la Grèce, et c'est tous les ans.

  • rdulong1 le mercredi 17 juin 2015 à 14:04

    La Gréce doit quitter L'Europe et vite....

  • JOKEN le mercredi 17 juin 2015 à 14:02

    Le "chemin douloureux" c'est celui que connaissent les français avec 52,8 milliards d'argent provenant de leurs impots et que nous ne reverrons jamais!! C'EST CA L'EUROPE DES PAUVRES appauvrir les autres! Je comprends tous ceux qui partent ailleurs, là ou il fait bon vivre sans être spolié.

  • mikkaela le mercredi 17 juin 2015 à 14:00

    àa sera certainement un chemin douloureux, mais elle s'en remettra. Et que va devenir l'UE dans tout cela ???

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