L'augmentation de capital d'UniCredit massivement souscrite

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 (Actualisé avec contexte, commentaire d'analyste) 
    MILAN, 23 février (Reuters) - UniCredit  CRDI.MI  a annoncé 
jeudi que son augmentation de capital de 13 milliards d'euros 
avait été souscrite pratiquement en totalité, un signe fort pour 
la stratégie de redressement voulue par son administrateur 
délégué Jean-Pierre Mustier. 
    Dans un communiqué, la première banque italienne a fait état 
d'un taux de souscription de 99,8% pour cette opération d'un 
montant inédit dans le pays. L'offre restera ouverte à la Bourse 
de Milan jusqu'au 27 février pour les droits non exercés. 
    Ce succès marque également une étape importante pour les 
efforts du gouvernement italien qui tente de remettre sur pied 
un secteur bancaire mis à mal par une montagne de créances 
douteuses de 356 milliards d'euros, l'équivalent d'un cinquième 
du produit intérieur brut national. 
    L'argent ainsi levé permettra à UniCredit de reconstituer 
son capital après un nettoyage de bilan ayant conduit à une 
perte de 13,6 milliards d'euros au quatrième trimestre.  
    Le groupe a provisionné 10 milliards d'euros pour couvrir 
des pertes sur prêts avant la cession prévue de 17,7 milliards 
d'euros de créances douteuses.   
    Seule banque italienne considérée d'importance systémique au 
niveau mondial, UniCredit affiche des ratios de solvabilité 
inférieurs à ses concurrentes bien qu'ayant levé 14,5 milliards 
d'euros lors de trois augmentations de capital depuis le début 
de la crise financière en 2008. 
    Engagé en juillet pour redresser la banque, Jean-Pierre 
Mustier a dans un premier temps cédé des actifs comme la filiale 
de banque en ligne FinecoBank  FBK.MI , la banque polonaise 
Pekao  PEO.WA  ou le gestionnaire d'actifs Pioneer, ce qui lui a 
permis de récupérer plus de huit milliards d'euros. 
    Le banquier d'investissement français a ensuite présenté le 
13 décembre un nouveau plan stratégique prévoyant l'augmentation 
de capital et une restructuration qui passera par la suppression 
de 14.000 emplois d'ici 2019, lui-même s'imposant une baisse de 
rémunération de 40%.   
    Grâce à des économies annuelles de 1,7 milliard d'euros, le 
plan vise un bénéfice net de 4,7 milliards d'euros en 2019, en 
dépit d'une croissance des revenus limitée à 0,6% par an. 
    "Autrefois les stratégies d'UniCredit reposaient sur la 
taille et la croissance mais maintenant c'est différent. 
L'accent est mis sur la réduction des coûts et des risques, la 
croissance étant un objectif secondaire (...) Nous applaudissons 
cette approche (...)" ont écrit cette semaine les analystes de 
Berenberg en relevant leur conseil à "achat" sur le titre. 
 
 (Valentina Za, Véronique Tison pour le service français) 
 

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