L'AFG précise ses positions sur les catégories de parts et les agences de notation

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(NEWSManagers.com) -

L' AFG vient

de publier sa réponse à la consultation de l'Autorité européenne des

marchés financiers (AEMF/Esma) sur les catégories de parts des

UCITS/OPCVM et sur l'utilisation des agences de notation par les

gestionnaires d'actifs.

Sur la question des moteurs à la création de nouvelles catégories de parts, l' AFG,

qui décline plus d'une dizaine de bonnes raisons (entre autres

accroître la taille des fonds, permettre différentes tarifications,

permettre l'investissement en monnaie locale sans exposition

supplémentaire au risque de change...), souligne que " visiblement, il

existe des synergies entre une offre de produits Ucits diversifiée -

standardisée pour répondre aux demandes des clients - et le besoin

d'accroître la participation des investisseurs en engageant une part

plus importante de leurs économies sur les marchés de capitaux" .

L'association

professionnelle relève en outre que les efficiences économiques

enlèvent le coût réglementaire de la mise en place de nouveaux fonds,

tout en permettant aux fonds existants de croître dans des proportions

suffisantes pour tirer parti des avantages de la taille, tout en

favorisant parallèlement la compétitivité du secteur de la gestion

d'actifs européenne à l'étranger.

L' AFG

estime que l'Esma devrait développer une position commune sur les

informations qu'il conviendrait de fournir sur les caractéristiques, les

risques et les rendements de différentes catégories de parts au sein du

même produit Ucits. " Il nous semble important de développer un cadre

commun au niveau européen afin d'harmoniser les pratiques autorisées

dans les différents pays. En dernier ressort, il faut rappeler que les

catégories de parts constituent un outil concurrentiel appréciable pour

les gestionnaires d'actifs européens" , écrit l' AFG.

Il serait préjudiciable, à la fois pour les investisseurs

internationaux et pour le secteur européen de la gestion d'actifs, de

vouloir limiter les possibilités de création de catégories de parts

" au-delà des limites raisonnables" , ajoute l' AFG.

Sur le chapitre des agences de notation, l' AFG

exprime un certain nombre d'inquiétudes de la part de ses membres et

rappelle qu'elle s'est toujours exprimé en faveur d'une moindre

dépendance aux avis des agences de notation. Les membres de l' AFG

établissent une distinction très claire entre l'activité historique des

agences qui portait sur la notation des instruments de dette, une

référence sur le marché, et d'autres développements ou activités comme

la notation des produits ou fonds structurés.

L'association professionnelle ne rejette pas toutefois en bloc la

notation. " La réglementation décourage désormais la dépendance mécanique

(à la notation), ce qui est une évolution positive. Mais cela ne

devrait pas signifier que les gestionnaires d'actifs doivent remplacer

le travail réalisé par les agences de notation. Il ne faut pas confondre

l'activité de gestion de l'investissement avec l'activité de notation" ,

souligne l' AFG.

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