Immobilier d'entreprise: très forte activité en France en 2014

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(NEWSManagers.com) - Avec 23,8 milliards d'euros, le marché français de l'investissement a renoué en 2014 avec ses performances d'avant-crise, l'année écoulée étant même la 3e meilleure de l'histoire après 2007 et 2006, selon des statistiques communiquées par Cushman & Wakefield. Ce résultat tient avant tout à la concrétisation de grandes transactions (23 transactions de plus de 200 millions d'euros) réalisées par des investisseurs aux capacités d'investissement considérables, dans un contexte particulièrement favorable au compartiment immobilier. Le marché de l'investissement a en outre bénéficié d'une offre abondante et plus variée, alimentée par les arbitrages de certaines foncières, les échéances de fonds en liquidation ou la volonté des vendeurs de tirer parti de conditions de marché favorables.

Les Français ont concentré 66 % des volumes investis en 2014. Ils sont à l'origine des plus grandes transactions de l'année écoulée, soit 33 des 54 opérations supérieures à 100 millions d'euros dont l'acquisition par Carmila du portefeuille Carrefour. Il s'agit généralement d'institutionnels disposant d'importantes liquidités (assureurs, caisses de retraite) mais aussi de SCPI/OPCI dont les collectes ne cessent d'augmenter en raison de leur succès auprès des épargnants. La part des foncières est également en forte hausse en raison, notamment, de l'opération Carmila/ Carrefour. Le poids des privés est aussi plus important en raison de l'acquisition du centre commercial Beaugrenelle par un consortium d'investisseurs français (Apsys, Madar, Financière Saint James).

Si les étrangers ont été minoritaires en 2014 (34 % des montants investis en France), les montants qu'ils ont investis sont en revanche en hausse de 28 % sur un an. Les Européens ont été, comme en 2013, les étrangers les plus actifs (14 % des acquisitions), au premier rang desquels les Néerlandais. A l'origine de l'une des plus grandes transactions de 2014 (acquisition par Wereldhave d'un portefeuille de centres commerciaux pour 850 millions d'euros), ils devancent les Allemands, les Britanniques et les Norvégiens. Ils sont suivis de près par les Nord-Américains, nouveaux entrants pour certains (Oxford Properties, qui a acquis le 32 Blanche à Paris), qui totalisent 12 % des montants engagés sur le marché français. La part des Moyen-Orientaux est stable et plus modeste (6 %), même s'ils ont été en 2014 à l'origine de la plus grande opération impliquant des acteurs étrangers (portefeuille Risanamento).

" Ceux qui espéraient un bond de l'activité sur les marchés locatifs ont en revanche déchanté. Ainsi, le marché des bureaux d'Ile-de-France ne s'est que timidement redressé en 2014, avec une demande placée en hausse de 15 % par rapport à 2013 mais inférieure de 8 % à la moyenne des dix dernières années. Quant aux volumes placés sur le marché français des grands entrepôts, ils sont, avec 2,11 millions de m², en baisse de 3 % d'une année sur l'autre" , indique Olivier Gérard, président de Cushman & Wakefield France. Enfin, les enseignes ont poursuivi leurs arbitrages au détriment des sites les plus risqués ou de leurs points de vente les moins performants, accentuant la polarisation du marché immobilier des commerces et contribuant à durcir les conditions de négociation entre bailleurs et enseignes.

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  • M9385839 le vendredi 16 jan 2015 à 17:45

    tres forte activité sans demande de location...et avec rabais mmes ds quartiers centraux de paris.........merci draghi et ta bulle le neuneu