Grèce : Alexis Tsipras (seul) face à ses créanciers

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« Chacun garde ses lignes rouges », a expliqué une source européenne en quittant l'Eurogroupe.
« Chacun garde ses lignes rouges », a expliqué une source européenne en quittant l'Eurogroupe.

« Ce sera probablement une longue nuit », fait remarquer mercredi soir Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne chargé de l'Euro et du Dialogue social, à son arrivée à l'Eurogroupe. Un sommet considéré comme déterminant pour le destin de la Grèce, menacée de défaut de paiement le 30 juin. Il vient alors tout juste de traverser la rue et sort de la Commission où se tient depuis la fin de l'après-midi une réunion entre le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, et ses créanciers internationaux : Christine Lagarde pour le FMI, Mario Draghi pour la BCE, Jean-Claude Juncker du côté de la Commission européenne, accompagnés des représentants du Mécanisme européen de stabilité (MES). Leur but : trouver un accord, validé par les ministres de l'eurozone, puis approuvé par les chefs d'État.

Il est près de 19 heures. C'est la pause dans les négociations. Le cortège des ministres commence devant le bâtiment de verre le Lex. À son arrivée, Michel Sapin évite les projecteurs. Son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, fait part de son scepticisme. Au contraire, le ministre slovaque Peter Kazimir évoque son « optimisme », un livre à la main. Le vice-président letton et son commissaire français, Pierre Moscovici, présentent leur rapport aux 19 ministres sur l'état des négociations. La réunion est rapide.

« Les négociations continuent demain »

Deux heures plus tard, le ministre finlandais des...

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  • M4750397 le jeudi 25 juin 2015 à 08:21

    Tsipras, aux yeux de ses électeurs, ne fait que remplir le mandat pour lequel il a été élu. La difficulté réside malgré tout dans le fait que les peuples d'Europe n'ont pas voté Syriza, mais que nos dirigeants, sans tenir compte de l'opinion des peuples (les parlements ne sont que l'image politique à un instant donné d'un choix) sont disposés à prêter et effacer.

  • M4750397 le jeudi 25 juin 2015 à 08:20

    Tsipras n'est pas seul, Syriza l'accompagne ...