George (Fed) met en garde contre une hausse tardive des taux

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    WASHINGTON, 8 avril (Reuters) - La Réserve fédérale 
américaine pourrait provoquer de l'instabilité financière et 
créer les conditions d'une nouvelle récession si elle tardait à 
relever davantage ses taux d'intérêt, a déclaré jeudi la 
présidente de l'antenne de la Fed à Kansas City. 
    Esther George considère que la Fed tente le diable en 
conservant une politique monétaire extrêmement accommodante 
alors que le marché du travail semble quasiment au plein emploi 
et que l'inflation accélère aux Etats-Unis. 
    "Je crois que la politique monétaire devrait réagir à ces 
développements en éliminant lentement son caractère 
accommodant", a-t-elle dit selon la version écrite de son 
intervention à un forum économique dans le Nebraska. 
    Esther George fait partie des rares responsables de la Fed 
qui semblent prêts à un nouveau tour de vis monétaire aux 
Etats-Unis après la hausse de taux décidée en décembre, la 
première en près de 10 ans. Elle a été la seule voix discordante 
dans le consensus qui a émergé lors de la dernière réunion du 
comité de politique monétaire de la Fed mi-mars, qui a réaffirmé 
un principe de prudence en matière de relèvement des taux. 
  
    Pour Esther George, les politiques monétaires accommodantes 
favorisent la formation de bulles sur les marchés.  
    "Actuellement, le marché immobilier, sur lequel les prix 
continuent de tirer vers le haut, mérite qu'on y soit attentif", 
a-t-elle dit. 
    Comme les autres responsables de la Fed, Esther George juge 
que l'économie mondiale montre des signes de fragilité mais elle 
estime que l'économie américaine est en mesure de résister avec 
la vigueur de la consommation des ménages aux Etats-Unis. 
    Maintenir trop longtemps une politique accommodante pourrait 
contraindre par la suite les responsables de la Fed à relever 
trop brutalement les taux, pense Esther George.  
    "Historiquement, les hausses rapides de taux d'intérêt 
finissent mal et débouchent sur des récessions économiques", 
a-t-elle déclaré. 
 
 (Jason Lange; Bertrand Boucey pour le service français, édité 
par Wilfrid Exbrayat) 
 
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