François Hollande : le retour de l'optimisme ?

le , mis à jour à 18:09
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Le président de la République souhaite agir pour permettre une éclaircie sur le marché de l'emploi des jeunes.
Le président de la République souhaite agir pour permettre une éclaircie sur le marché de l'emploi des jeunes.

Le président de la République est intervenu dimanche sur Canal+ pour évoquer de nouvelles mesures de soutien économique à venir, visant notamment les jeunes. À noter également le retour du défi consistant à « inverser la courbe du chômage » avant la fin du quinquennat.

Alors que les perspectives économiques françaises s’améliorent très progressivement (croissance du PIB attendue autour de 1% cette année), François Hollande semble retrouver un certain optimisme pour sa seconde moitié de quinquennat.

L’emploi des jeunes en première ligne

Au cours de son intervention télévisée, François Hollande a annoncé de nouvelles réformes à venir dans le but d’améliorer le marché de l’emploi des jeunes.

La principale promesse émise par le président de la République consiste à « élargir » d’ici peu le panel des bénéficiaires de la « prime d’activité » aux étudiants et aux apprentis de moins de 25 ans. Pour rappel, cette prime consiste en un supplément de revenus offert par l’Etat (généralement de l’ordre de 100 à 200 euros par mois) aux salariés touchant un salaire jugé « bas » (moins de 1400 euros net par mois). Le but de cette réforme est ainsi d’inciter la recherche d’un emploi en fin d’études, en permettant surtout de compenser un faible niveau de rémunération caractéristique des premières embauches.

Cette prime devrait s’accompagner d’allègements fiscaux et d’« avantages » pour les petites entreprises, qui ne « paieront plus rien » en terme de charges sur la rémunération d’un apprenti mineur intégré au sein de l’entreprise, a expliqué le chef de l’Etat. Pour rappel, les avantages fiscaux sont déjà notables dans le domaine des contrats de travail en apprentissage, alors que le salaire brut d’un apprenti/alternant est peu ou prou égal à son salaire net grâce à l’allègement des charges. « Je ne cesserai pas, jusqu’au bout, de réformer pour l’emploi », a résumé le président français, réitérant son objectif de faire plier la tendance haussière du chômage d’ici deux ans.

Délais écourtés pour les contentieux employeur/employé

Toujours sur le marché de l’emploi, le locataire de l’Elysée a promis que les contentieux entre employeurs et salariés licenciés ne pourront bientôt plus excéder une durée de six mois. « Les employeurs seront heureux de savoir que le procès avec leur salarié durera seulement 6 mois et que les indemnités seront établies selon un barème prédéterminé (mais encore inconnu) », commentait Erwan le Noan pour Le Figaro.

Commentaires sur l’intervention

Les commentaires des médias sur l’intervention présidentielle font état d’une certaine inégalité dans l’aisance de François Hollande en fonction des thèmes abordés. Les Echos exprimaient ainsi leur sentiment selon lequel le président s’est montré « à l’aise » et « pédagogue » dans la partie consacrée au marché de l’emploi des jeunes, mais hésitant voire « sans voix » sur les questions plus politiques vis-à-vis de son parcours à l’Elysée. « Pas toujours très à l’aise dans les séquences les plus décalées, […] François Hollande n’est pas parvenu à faire le récit de son quinquennat [ni] à expliquer comment il voit la France de demain », commentait le journal.

De manière plus générale, on retiendra que les nouvelles promesses du président de la République ont pour but d’agir à l’échelle micro-économique sur les conditions de travail d’une catégorie ciblée de la population (les moins de 25 ans). Cependant, à l’échelle macro-économique, on soulèvera l’idée selon laquelle le pouvoir politique a, de nos jours, tendance à être peu influent sur la conjoncture nationale : ainsi, à l’heure actuelle, l’amélioration des perspectives économiques pour chaque pays de la zone euro provient principalement des effets du plan de relance monétaire de la BCE. C’est ce plan de relance, ainsi que la baisse des prix du pétrole, qui permettent une amélioration des marges des entreprises, de la croissance et de l’emploi, plus que les réformes politiques qui auraient tendance à avoir des effets relativement marginaux à l’échelle globale.

X. Bargue

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  • floalain le mardi 21 avr 2015 à 18:05

    Tiens le quinquenat dure 6ans maintenant. On a passé la moitié depuis 6 mois. De plus Flambi est optimiste depuis le début d'ailleurs, il n'y a que lui.

  • M3435004 le mardi 21 avr 2015 à 17:51

    mipolod +1 ; M5491386 "oublie" beaucoup de choses. Depuis 1993, la droite arrive chaque fois en bas de conjoncture et la gauche en haut de conjoncture et chaque fois la gauche a dépensé "la cagnotte fiscale" et chaque fois la droite a du faire face aux pires situations. La pire de toutes étant celle de la crise de 2007-2008, la pire depuis 29. Alors ce qui compte, si on veut être un peu honnête, c'est de comparer avec les voisins ou avec la moyenne européenne. Les conclusions sont différentes.

  • M5491386 le mardi 21 avr 2015 à 15:24

    Donc globalement, depuis 1998, la gauche est meilleure gestionnaire et beaucoup moins dépensière que la droite...

  • M5491386 le mardi 21 avr 2015 à 15:14

    Un rappel des deficits publics entre la droite et la gauche au pouvoir, à qui la pire gestion?1998-2002 (Jospin) : -2.6% ; -1.8% ; -1.5 % ; -1.6% ; -3.3 % --> la dette publique augmente de 160 Mds€2003-2007 (Raffarin-Villepin) : -4.1% ; -3.6% ; -2.9% ; -2.7% ; -3.3% --> la dette publique augmente de 300 Mds€2008-2012 (Fillon) : -3.3% ; -7.5% ; -7.1% ; -5.3% ; -4.8% --> la dette publique augmente de 620 Mds€2013-2014 (Ayrault-Valls): -4.4% ; -4% --> la dette publique augmente de 200 Mds€

  • M3435004 le mardi 21 avr 2015 à 09:59

    dsta : vous oubliez les impôts, le chômage et l'insécurité et bien sûr le mariage homo et les salles de shoot.

  • dsta le mardi 21 avr 2015 à 09:38

    Son seul bilan chiffrable: DETTE=2100 milliards! Un vrai amateur, Granulé!

  • patr2611 le mardi 21 avr 2015 à 06:49

    il y a 35 ans on nous apprenait qu'il fallait travailler pour avoir de l'argent, aujourd'hui c'est ne foutez rien on vous donneras en prenant chez ceux qui travaillent. On oubli que quand les gens qui n'ont pas faim ne se lèvent pas le matin et que ceux qui travaillent en voyant cela n'ont plus envie de se lever

  • patriot9 le lundi 20 avr 2015 à 23:30

    Le fn s'en est pris plein la tronche avec leur tract communiste des années 70. Cela se voit dans les commentaires énervés et amers. J'adore !

  • M9035148 le lundi 20 avr 2015 à 21:02

    clown, burlesque et incompétent.....

  • M8589793 le lundi 20 avr 2015 à 20:12

    Toujours aussi nul. Il vaudrait mieux pour lui qu'il se taise ou encore mieux, qu'il parte.