France-Vers la mise en examen de 8 suspects d'un groupe d'ultra droite

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    PARIS, 21 octobre (Reuters) - Huit personnes, dont trois 
mineurs, liées à la mouvance d'ultra droite et arrêtées mardi, 
ont été déférées samedi devant un juge afin d'être mises en 
examen pour "association de malfaiteurs terroriste en vue de la 
préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteintes aux personnes", 
a-t-on appris auprès du parquet de Paris. 
    Deux des suspects sont aussi déférés du chef de "vol en 
relation avec une entreprise terroriste", a ajouté le parquet. 
    Le parquet a requis le placement sous mandat de dépôt de 
sept des mis en cause ainsi que le placement sous contrôle 
judiciaire de l'un des mineurs déférés. 
    Deux autres gardes à vue avaient été levées l'une jeudi et 
l'autre vendredi, a poursuivi le parquet. 
    Ces membres présumés de l'ultra-droite ont été arrêtés mardi 
dans la région de Marseille et en Seine-Saint-Denis. 
    Ils sont soupçonnés d'être des membres d'un groupe nommé 
OAS, en référence à l'Organisation de l'armée secrète qui 
s'opposa violemment à l'indépendance de l'Algérie à la fin de la 
guerre, a-t-on appris de source proche du dossier.  
    Le groupe était organisé autour de son fondateur Logan 
Alexandre Nisin, jeune homme de 21 ans, admirateur d'Anders 
Breivik (le tueur norvégien de 77 militants de gauche en 2011 
sur l'île d'Utoya) et arrêté fin juin dans les Bouches-du-Rhône 
puis mis en examen dans la foulée pour association de 
malfaiteurs terroriste criminelle.  
    Avant l'interpellation de ce dernier le groupe projetait de 
commettre "des actions violentes aux contours imprécis", 
indique-t-on de source proche du dossier. 
    Plusieurs cibles étaient ainsi envisagées : des lieux de 
culte, des hommes politiques, des militants antifascistes ou 
encore des personnes noires ou d'origine maghrébine, 
précise-t-on de même source. 
    L'organisation "prévoyait des achats d'armes et d'effectuer 
des entraînements paramilitaires", dit-on de source proche du 
dossier, précisant que "certains d'entre eux s'étaient déjà 
entraînés au tir". 
    Le groupe avait aussi prévu pour financer, notamment ces 
achats d'armes, de racketter des chefs d'entreprise, ajoute-t-on 
de même source. 
    Jeudi, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait 
minimisé le sérieux de ce groupe, qui ne constituait pas "la 
bande la plus sérieuse qu'on ait arrêtée au cours des derniers 
temps".   
    Il avait précisé que des mosquées et des bars étaient parmi 
les cibles visées pour le groupe OAS. 
    Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, ainsi 
que Jean-Luc Mélenchon auraient aussi été visés. 
 
 (Cyril Camu, édité par Eric Faye) 
 
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