France - Nette embellie pour les ETI en 2016

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    * Accélération de l'activité attendue en 2016, surtout en 
France 
    * Les ETI très internationalisées plus inquiètes 
    * Hausse sensible des effectifs envisagée 
    * Les dépenses d'investissement resteront élevées 
 
    PARIS, 22 juin (Reuters) - Les entreprises de taille 
intermédiaire (ETI) françaises sont franchement optimistes sur 
l'évolution de leur activité cette année, surtout lorsqu'elles 
bénéficient du dynamisme du marché français, et leurs prévisions 
d'embauche sont au plus haut depuis 2012, selon une enquête 
publiée mercredi.  
    Réalisée en mars auprès des quelques 3.500 ETI françaises 
par la banque publique d'investissement Bpifrance et la 
Direction générale des entreprises du ministère de l'Economie, 
l'enquête montre qu'elles prévoient une hausse sensible de leurs 
effectifs. 
    C'est surtout le cas dans des secteurs comme les services, 
le commerce, les transports et l'hébergement-restauration. 
    L'enquête fait ressortir une amélioration des perspectives 
d'activité des ETI d'autant plus marquée qu'elles sont fortement 
implantées en France.  
    Elles sont 47% à anticiper une augmentation de leur chiffre 
d'affaires sur l'année et seulement 11% s'attendent à le voir 
diminuer. "A +36, le solde prévisionnel d'évolution de 
l'activité est le meilleur enregistré depuis 2011", relèvent la 
BPI et la DGE dans un communiqué commun. 
    Les ETI très internationalisées sont plus inquiètes en 
raison des incertitudes pesant sur la croissance mondiale et 
leur solde prévisionnel chute de 11 points par rapport à 2015 à 
+38, soit quasiment au même niveau que pour les ETI peu ou pas 
présentes à l'international (+35).  
    Conséquence du ralentissement des grandes économies 
émergentes, les objectifs 2015 à l'export des ETI présentes sur 
les marchés extérieurs ont tout juste été atteint, montre 
l'enquête. 
     
    HAUSSE DU RECOURS AU CRÉDIT BANCAIRE  
    L'optimisme affiché pour l'année en cours se traduit par le 
maintien d'un niveau élevé d'investissement qui bénéficie aussi 
de l'amélioration des situations financières et de contraintes 
de financement externe très limitées.  
    Le solde prévisionnel sur les investissements de croissance 
interne pour 2016 ressort à +24, au plus haut depuis 2011. 
    En matière de croissance externe, les intentions des 
dirigeants d'ETI concernant la prise de participation dans 
d'autres entreprises ou la création de filiales sont aussi 
nombreuses en 2015 qu'en 2014 et devraient le rester en 2016.  
    En particulier, 15% des ETI font état de projets de 
croissance externe à l'international, ciblant en priorité 
l'Union européenne, puis l'Asie, l'Amérique du Nord et 
l'Afrique.  
    En 2015, elles ont couvert leurs besoins de financement pour 
moitié par l'autofinancement, qui a été soutenu par une nette 
amélioration des trésoreries grâce à la baisse des prix du 
pétrole et aux allègements de charge, relèvent la BPI et la DGE. 
    "Avec un indicateur à +4, le jugement des ETI sur leur 
trésorerie atteint un niveau inégalé depuis le lancement de 
l'enquête en 2011." 
    Le recours à l'endettement financier et au crédit bancaire a 
permis d'assurer l'autre moitié des besoins de financement.  
    "Cette part devrait progresser en 2016, les ETI comptant 
avant tout augmenter leurs recours au crédit bancaire, dont le 
coût est particulièrement attractif et l'accès extrêmement aisé, 
pour financer leurs projets de croissance", indique le 
communiqué.  
    Seulement 2% des ETI ont dit avoir rencontré des difficultés 
majeures d'accès au crédit en 2015, contre 5% en 2014. 
     
 
 (Marc Joanny, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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