France-Deuxième mois consécutif de baisse du chômage en avril

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    PARIS, 25 mai (Reuters) - Le chômage a reculé pour le 
deuxième mois consécutif en avril en France, retrouvant son plus 
bas niveau depuis l'hiver 2015, sous l'effet d'un nombre record 
d'entrées en stage et de désinscriptions pour défaut 
d'actualisation des dossiers, selon les chiffres publiés 
mercredi par le ministère du Travail.  
    Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune 
activité) qui avait déjà diminué de 1,7% un mois plus tôt, s'est 
encore contracté de 0,6%, à 3.511.100, soit 19.900 personnes de 
moins et un plus bas depuis février 2015. 
    En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une 
activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle Emploi a baissé 
de 1,0% à 5.397.000 (5.694.500 en incluant les départements 
d'Outre-mer). 
    Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A affiche 
une baisse de 0,6% mais celui des demandeurs de catégories A, B 
et C progresse de 1,1%.   
    La baisse d'avril a concerné toutes les catégories d'âge 
mais a plus profité aux jeunes (-1,0%) qu'aux 25-49 ans (-0,6%) 
et surtout aux seniors (-0,3%). 
    Sur un an, le repli atteint 7,6% pour les moins de 25 ans et 
1,2% pour la tranche 25-49 ans mais les 50 ans et plus 
enregistrent une hausse de 5,3%. 
     Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d'un an à Pôle 
emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, a diminué de 
0,7% en avril, à 2.465.700, mais sa part dans le total des 
demandeurs A, B et C progresse de 0,2 point sur le mois pour 
atteindre 45,7%. 
    Sur les trois mois à fin avril, les entrées à Pôle Emploi  
ont augmenté 0,2% par rapport aux trois mois précédents mais les 
sorties ont progressé dans le même temps de 5,5%. 
    Ces dernières ont été dopées par les entrées en stage 
(+15,5% sur le mois et +18,6% sur un an), qui dépassent de près 
de 4.000 le total à fin mars, et les cessations d'inscriptions   
pour défaut d'actualisation, en hausse de près de 13.000. 
    Le ministère du Travail souligne que cette dernière hausse 
"inhabituellement forte", qui affecte surtout les catégories B 
et C, pourrait s'expliquer, "au moins en partie, par une 
sensibilité des comportements d'actualisation au nombre 
particulièrement élevé de jours non ouvrés dans la période 
d'actualisation" en mai. 
     
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 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 
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