France-Annulation du plan social de l'usine Tarkett

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(Actualisé avec réaction de Tarkett) BORDEAUX, 12 février (Reuters) - Le plan social concernant 120 salariés proposé par le groupe de parquets Tarkett TKTT.PA après la fermeture l'an dernier de son usine du Lot-et-Garonne a été rejeté jeudi par l'administration compétente, a-t-on appris de source syndicale. L'annulation du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prononcée par la Direction régionale des entreprises, du travail et de l'emploi (Direccte) a pour conséquence d'annuler les licenciements des 120 salariés qui continueront d'être payés jusqu'à l'acceptation d'un nouveau PSE. Tarkett a la possibilité de faire appel devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois ou peut décider de se remettre autour de la table avec les représentants du personnel. "Tarkett Bois étudie actuellement les différentes options de recours et prendra contact avec la Direccte afin d'obtenir plus de précisions sur les motifs de la non-homologation du PSE", peut-on lire dans un communiqué de l'entreprise. Un porte-parole de la CGT a expliqué avoir demandé "une indemnité de licenciement supra-légale de 12 mois pour chaque salarié. Nous n'avons obtenu que 5,6 mois. Si nous avions obtenu satisfaction sur ce point nous aurions signé malgré l'insuffisance des mesures d'accompagnement, ce que la Direccte a retenu. Selon lui la Direccte a également estimé que "les moyens financiers consacrés au PSE n'étaient pas proportionnels aux moyens du groupe". Tarkett, qui avait racheté cette unité en 2011 à l'ex-fabricant de parquets Marty, avait décidé en septembre dernier de fermer son usine située à Cuzorn (Lot-et-Garonne) dès la fin de l'année 2014 faute d'avoir retrouvé un repreneur. Trois sociétés, dont le groupe belge Beaulieu International, l'un des leaders mondiaux du revêtement de sol, avaient montré de l'intérêt pour l'usine mais aucun n'avait donné suite. Les comptes de l'usine, victime de la concurrence chinoise, s'étaient fortement dégradés. Le déficit sur les deux dernières années était de 11 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 9,2 millions en 2013. En 2013, le groupe français avait déposé une demande de plan social qui prévoyait la suppression de 65 postes, pour permettre de délocaliser une partie de la production vers la Pologne. Le tribunal de commerce d'Agen s'y était opposé. (Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)


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