FRANCE 2017-Au QG de Fillon, la désillusion et la colère

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    par Helene  DAUSCHY 
    PARIS, 23 avril (Reuters) - Au QG de François Fillon, les 
soutiens du candidat de la droite et du centre à l'élection 
présidentielle, auront très vite perdu l'espoir de voir leur 
candidat qualifié pour le second tour de la présidentielle, 
dimanche soir. 
    Il est un peu plus de 19h00 quand les premières estimations 
arrivent aux oreilles de la centaine de militants et de 
sympathisants, "Macron, Le Pen qualifié, Fillon ne serait pas 
dedans", se désole une militante, alors en contact avec un 
préfet.  
    L'équipe de campagne du candidat Les Républicains tente 
encore d'y croire, mais les mines sont déjà défaites. "On verra 
bien", lance d'un air sceptique l'une de ses membres.  
    Il n'est pas encore 20 h quand le sénateur Roger Karoutchi 
annonce la sentence, avant même l'annonce officielle des 
premières estimations: "les remontées ne sont pas bonnes". 
    Les résultats ne sont pas bons, "décevants" même pour les 
soutiens présents ce soir rue Firmin-Gillot, qui ne digèrent pas 
le fait que leur candidat soit au coude à coude avec Jean-Luc 
Mélenchon (crédité de 19,5% des voix au moment de l'annonce). 
    "Je trouve dommage que pendant des semaines on ait parlé, et 
on ait fait des suppositions complètement délirantes", s'agace 
un jeune soutien filloniste, devant les journalistes, venus 
nombreux -- ils étaient 600 accrédités.   
    "Qu'est ce qu'il faut voter : voter nul ou ne pas voter ? », 
lance un autre soutien. La réponse du candidat malheureux ne 
tardera pas à arriver : "Dès lors, il n'y a pas d'autre choix 
que de voter contre l'extrême droite, je voterai donc en faveur 
d'Emmanuel Macron". 
    Certains militants, comme le conseiller national du parti 
Jens Villumsen, invitent les votants à suivre le choix du 
candidat, dans la mesure où "c'est une annonce raisonnable, 
puisque le projet de Marine Le Pen est aux antipodes de celui 
qu'on porte, même si le programme de Macron ne semble pas 
réalisable". 
    Mais le choix Macron ne s'impose pas à tous : "je voterai 
comme je pense , comme il l'a dit", commente désabusé un jeune 
homme, la mine grave.  
    "C'est une annonce qui vient un peu trop rapidement, a 
chaud. J'aurais espéré qu'il attende demain", juge pour sa part 
Simon, bénévole et soutien de François Fillon pendant la 
campagne.  
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 
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