Entreprises familiales : « des performances satisfaisantes » (PwC)

le
0

73% des jeunes concernés déclarent avoir l'espoir de récupérer l'entreprise actuellement dirigée par l'un de leurs parents.
73% des jeunes concernés déclarent avoir l'espoir de récupérer l'entreprise actuellement dirigée par l'un de leurs parents.

Le cabinet PwC France se montre optimiste sur les entreprises familiales, mais les statistiques restent mitigées. Les indicateurs se sont dégradés par rapport à 2012 et les entrepreneurs manquent de confiance pour l'avenir.

PwC préfère voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Les entreprises familiales « maintiennent des performances satisfaisantes », souligne le cabinet en collaboration avec FBN France. L'étude insiste avant tout sur le fait que ces entreprises placent leur rentabilité et leur déploiement en tête de leurs priorités.

Situation dégradée en deux ans

La situation reste toutefois dégradée par rapport à 2012. A cette époque, 60% des entreprises familiales françaises du panel avaient une croissance supérieure à 5%. Aujourd'hui, elles ne sont plus que 32%. De même, les entreprises subissant une contraction d'activité n'étaient que 9% en 2012, alors qu'elles sont désormais 27%, soit tout de même plus d'un quart d'entre elles.

Par ailleurs, les dirigeants d'entreprise se déclarent « prudents » pour 49% d'entre eux et « pessimistes » à 22% (cette proportion est plus forte pour les PME). Les « confiants » ne représentent que 29% de l'ensemble.

Objectifs : rentabilité et international

Les priorités des entreprises familiales restent l'amélioration de la rentabilité et l'optimisation de la performance. Pour ce faire, l'internationalisation est vue comme une priorité. Cela ne signifie pas « délocalisation » : 93% des entrepreneurs interrogés n'envisagent pas cette solution. L'internationalisation devrait se faire via le développement de filiales (pour 52% des entreprises concernées) ou via la création de partenariats commerciaux (42%). L'Europe reste la zone privilégiée de ce déploiement extérieur, notamment la Pologne et la Turquie.

Enfin, malgré le creusement du fossé entre les anciennes et les nouvelles générations, la transmission de l'entreprise à la génération suivante reste « primordiale » ou « importante » pour 95% des dirigeants interrogés. En sens inverse, 73% des jeunes concernés déclarent avoir l'espoir de diriger à leur tour l'entreprise actuellement dirigée par l'un de leurs parents.

X.B.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant