EDF : un hiver sous haute tension

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La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, dont les deux réacteurs étaient à l'arrêt à la suite d'une fuite d'eau en février 2016.
La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, dont les deux réacteurs étaient à l'arrêt à la suite d'une fuite d'eau en février 2016.

Dix-huit réacteurs arrêtés, et voilà le résultat : « La sécurité d'approvisionnement électrique de l'hiver 2016-2017 s'annonce plus délicate à assurer que les hivers précédents, en raison de l'indisponibilité de plusieurs sites de production. » C'est RTE, qui gère le réseau de transport de l'électricité en France, qui l'annonce ce mardi matin, dans sa traditionnelle note annuelle intitulée « Analyse offre/demande d'électricité ». En clair : si l'hiver est rigoureux (un degré en moins, c'est l'équivalent de la consommation de Paris en plus), EDF aura des difficultés à fournir en énergie le pays. L'entreprise publique devrait alors acheter l'électricité manquante à l'étranger.

Ce constat est le résultat d'une carence importante de production. Entre les habituels arrêts de centrales pour travaux et ceux imposés par l'Autorité de sûreté nucléaire pour défaut de conception des générateurs, EDF a dû fermer 18 réacteurs. En moyenne, selon RTE, 9 d'entre eux seront arrêtés cet hiver. « C'est le niveau de disponibilité le plus bas depuis 10 ans », s'alarme la note. Par rapport à l'an passé, le parc nucléaire fournira 10 000 mégawatts en moins. Un déficit un peu compensé par les énergies renouvelables (éolien, qui génère 300 mégawatts de plus par rapport à 2015, et solaire, dans les mêmes proportions). Mais la fermeture des centrales thermiques diminue un peu plus la capacité de production d'EDF.

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