EDF n'exclut pas de céder une partie de RTE

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EDF N'EXCLUT PAS DE CÉDER UNE PARTIE DE RTE
EDF N'EXCLUT PAS DE CÉDER UNE PARTIE DE RTE

PARIS (Reuters) - Le président d'EDF, Jean-Bernard Lévy, n'exclut pas de céder une partie du capital de RTE, la filiale chargée du réseau français de transport d'électricité, mais entend que le groupe reste présent dans les activités de réseau.

"Vendre certains actifs non stratégiques pour financer notre développement est une obligation", déclare-t-il dans une interview publiée par Le Journal du Dimanche.

"Nous l’avons fait en Autriche, en Hongrie, au Portugal, aux Etats-Unis. Mais EDF restera un groupe intégré avec des activités de production, de réseau et de vente d’électricité, de gaz et de chaleur, et de services énergétiques", ajoute-t-il.

"Je ne ferme pas la porte à une cession d’une partie de RTE, mais nous devons rester présents dans les activités de réseaux", indique encore Jean-Bernard Lévy.

De même, le président d'EDF déclare que le groupe pourrait céder des parts de son projet britannique, qui prévoit la construction avec des partenaires chinois de deux centrales nucléaire de type EPR et pour lequel il prévoit d'investir 16 milliards d'euros.

"Lorsqu’il sera bien avancé, avant la fin de la construction, et que tout le monde aura vu à Flamanville que l’EPR est un réacteur exceptionnel, nous pourrions revendre des parts à d’autres investisseurs, comme c’était prévu il y a quelques années", dit-il.

Jean-Bernard Lévy s'inscrit en faux contre les déclarations des syndicats, selon lesquelles EDF serait au bord de la rupture, assurant que le groupe "est en bonne santé" et reste le premier investisseur de France.

Il justifie les suppressions de postes annoncées cette semaine - entre 2.300 et 4.200 en France sur la période 2016-2018 et sans licenciement - par le fait que "le marché de l’électricité ne croît pas et la concurrence s’accélère."

"L’an passé, nous avons perdu 30% de nos parts de marché dans les entreprises. Et nous ne leur vendons plus l’électricité à des tarifs réglementés mais à des prix de marché nettement inférieurs. C’est un changement radical", dit-il.

"Nous devons nous adapter à ce nouveau monde", ajoute-t-il. "EDF doit être agile et économe pour assumer ses ambitions. Nous allons baisser tous nos coûts et cela passe aussi par les dépenses de personnels. En 2018, les effectifs seront revenus au niveau de 2012."

(Yann Le Guernigou)

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  • ZvR il y a 11 mois

    Marrant comme les trolls nous balancent la CGT en boucle pendant que les m@fieux préparent le dépeçage d'EDF. Si la CGT n'existait pas les m@fieux l'aurait inventée.

  • M8252219 il y a 11 mois

    ATTENTION LA CGT nous prépare des grèves avec coupure de courant. La prise en otage des citoyens est leur démarche habituelle.