Dorval Finance croit à la poursuite du rebond

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La période favorable aux action n'est pas terminée selon Dorval Finance
La période favorable aux action n'est pas terminée selon Dorval Finance

Les marchés actions ont rebondi de 66% depuis le discours de Mario Draghi de juillet 2012. Des questions subsistent sur la pérennité de ce rally boursier. Pour Dorval Finance, la hausse devrait néanmoins se poursuivre.

Le bilan boursier du premier trimestre est particulièrement favorable. L’Eurostoxx 50 a encore progressé de 17,5%, soit le deuxième meilleur trimestre depuis la crise financière de 2008/2009. Pour Dorval Finance, l’amélioration de la conjoncture économique en zone euro n’en est qu’à ses débuts. « Les conditions financières sont les plus favorables des vingt dernières années avec la concomitance d’une liquidité ultra-abondante, d’un effondrement des taux d’intérêt, d’une dépréciation de l’euro et de la division par deux du prix du pétrole » relève la société de gestion. D’autant que ces éléments favorables, soutenus par le programme de quantitative easing (QE) annoncé en janvier par la BCE, interviennent dans un contexte de reprise cyclique en zone euro. Le consensus attend +1,3% en 2015 et +1,6% en 2016. Mais Dorval Finance pense qu’une croissance supérieure à 2% dès le deuxième semestre 2015 « semble tout à fait atteignable ».

Si le marché américain est jugé « un peu cher » avec un potentiel limité à court terme, l’équipe de gestion de Dorval Finance estime toutefois que les niveaux de valorisation atteints sont justifiés par la « qualité des valeurs ». En Europe, le marché est « à son juste prix » et  il n’y a pas de signaux d’alertes si les résultats des entreprises supérieurs au consensus sont validés dans les faits. On peut donc continuer de privilégier les marchés actions. Dans l’univers obligataire, Dorval Finance préfère le crédit européen ainsi que la dette émergente en devise locale.

La hausse des marchés, aussi spectaculaire soit-elle depuis le début de l’année, ne doit donc pas susciter de panique et pourrait se poursuivre. Même si les facteurs de risques existent. Pour Dorval Finance, un accident grec reste le premier d'entre eux, toujours difficile à appréhender. Mais les Européens devraient à nouveau éviter une crise ouverte sans pour autant trouver une solution définitive. L’autre facteur de risque concerne les marchés émergents et tout particulièrement la crainte d’une crise financière en Chine.

J.G