Des taux bas prolongés, source de risques-Fischer (Fed)

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 (Actualisé avec d'autres déclarations) 
    NEW YORK, 17 octobre (Reuters) - L'économie américaine 
pourrait s'exposer à l'avenir à des récessions plus longues et 
plus profondes si les taux d'intérêt devaient rester à leurs bas 
niveaux actuels, a déclaré lundi le vice-président de la Réserve 
fédérale, Stanley Fischer. 
    Les responsables de la politique monétaire disposent encore 
d'outils pour agir dans un environnement de taux bas, comme 
l'assouplissement quantitatif et la politique de pilotage des 
anticipations ("forward guidance"), a-t-il ajouté selon le texte 
d'un discours prononcé devant l'Economic Club de New York. 
    "Ces alternatives ne sont pas les parfaits substituts à la 
politique conventionnelle", ajoute-t-il. "La limitation imposée 
à la politique monétaire par une tendance aux taux d'intérêt bas 
pourrait ainsi conduire à des récessions plus longues et plus 
profondes lorsque l'économie sera secouée par des chocs 
négatifs". 
    Relever les taux n'est pourtant "pas si simple" dans un 
contexte marqué par le vieillissement de la population et la 
faiblesse de la demande et de l'investissement, a-t-il toutefois 
ajouté. 
    Les marchés évaluent à près de 70% la probabilité un 
relèvement des taux par la banque centrale américaine en 
décembre, selon le baromètre FedWatch de CME Group. 
    Fischer a également déclaré que la Fed était très près 
d'atteindre ses objectifs d'emploi et d'inflation, ajoutant que, 
de ce fait, il était plutôt sceptique quant à l'opportunité de 
relever l'objectif d'inflation dans l'optique de stimuler la 
croissance. 
    "Nous sommes très proches de nos objectifs" de plein emploi 
et d'une inflation de 2%, a-t-il dit. "Nous n'avons donc pas de 
gros problèmes avec la politique monétaire actuellement", a-t-il 
ajouté, lorsqu'on l'a interrogé sur le concept de relever 
l'objectif d'inflation de la banque centrale. 
    Fischer a observé qu'une fois atteints les objectifs 
d'inflation et d'emploi, la priorité de l'institut d'émission 
serait de doper la croissance.  
     
 
 (Howard Schneider, Jonathan Spicer et Richard Leong, Patrick 
Vignal et Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 
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