Carmat riposte à un reportage qui avait fait chuter l'action

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CARMAT RIPOSTE À UN REPORTAGE QUI AVAIT FAIT CHUTER SON COURS DE BOURSE
CARMAT RIPOSTE À UN REPORTAGE QUI AVAIT FAIT CHUTER SON COURS DE BOURSE

PARIS (Reuters) - Le groupe Carmat a répliqué vendredi à un reportage diffusé sur France 2 le 11 septembre dernier dans l'émission "Envoyé Spécial" très critique à son égard et qui avait fait chuter le cours de son action.

Dans un communiqué, le concepteur du coeur artificiel français déclare qu'il "se réserve la faculté de prendre toutes les mesures, y compris judiciaires, aux fins de sauvegarder ses droits".

Carmat, qui avait refusé de s'exprimer au lendemain de la diffusion de ce reportage, rappelle notamment n'avoir jamais prétendu être le premier à avoir développé un coeur artificiel ni avoir prétendu vendre à terme 100.000 prothèses, un chiffre qui correspond seulement à la taille potentielle du marché pour ce type de prothèse.

Le titre Carmat avait perdu près de 7% au lendemain de la diffusion du reportage, où était également évoqué un désengagement du fonds Truffle Capital, l'un des principaux actionnaires de Carmat, ce qu'il avait démenti. Carmat a perdu un tiers de sa valeur boursière depuis la fin de l'année dernière.

Le reportage revenait également sur la première implantation réalisée en fin d'année dernière et le décès en mars du premier patient implanté, estimant qu'il y avait eu un décalage entre la communication de l'hôpital européen Georges-Pompidou qui avait réalisé cette première implantation et la réalité.

Le reportage relevait qu'un communiqué de l'hôpital daté du 18 février évoquait un état du malade jugé "satisfaisant" alors que la situation du patient se serait dégradée à partir du 10 janvier.

Carmat ne revient pas vendredi sur ce point sur lequel l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) n'avait pas fait de commentaire le 12 septembre dernier.

Le groupe a implanté le 5 août dernier au CHU de Nantes (Loire-Atlantique) un coeur artificiel à un deuxième patient dans le cadre d'une expérimentation qui doit se poursuivre avec le recrutement de deux patients supplémentaires.

 

 

(Jean-Michel Bélot, édité par Gwénaëlle Barzic)


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  • M9390997 le mardi 30 sept 2014 à 18:09

    Le même type de presse qui a coulé la chaine Batifolle, souvenez vous.

  • zsosahaa le vendredi 19 sept 2014 à 11:46

    Encore une fois, la preuve que les journalistes cherchent avant tout à faire de l'audience quitte à tout voir de manière négative et plomber le moral des téléspectateurs en les cloisonnant dans un contexte de négativité et de peur.

  • M4358281 le vendredi 19 sept 2014 à 11:39

    Carmat dérange bcp de monde ......!

  • melvyn1 le vendredi 19 sept 2014 à 11:14

    la TV = le reflet actuel de la société francaise.....................

  • paspil le vendredi 19 sept 2014 à 10:03

    une enquete de l amf sur les mouvements du k avant et apres le communiqué de l'hopital me semble opportune

  • gb00b04 le vendredi 19 sept 2014 à 09:59

    Propagandes? Carmat est une aventure humaine fantastique comme il y en a peu en France... Les chercheurs et entrepreneurs auront bien reçu le message et l'accueil en allant voir ailleurs... Cette émission de France 2 n'est que le reflet de la démagogie de masse et le signe d'une Soviétisation de notre société Française.

  • nono67 le vendredi 19 sept 2014 à 09:56

    " envoyé spécial " est devenu depuis longtemps une émission racoleuse avec des reportages toujours à charges et les 2 donzelles se prennent pour des justicieres . On est loin des passionnantes enquêtes de nahon et benjamin au début d'envoyé spécial . A l'image de notre époque ou la médiocrité gagne du terrain partout.

  • M3155433 le vendredi 19 sept 2014 à 09:56

    oui gglafont , reste a savoir les conditions de "propagandes" . Etre honnete et ne pas envoyer a la boucherie "les soldats volontaires" comme dans de nombreux assauts stupides de 14/18

  • gglafont le vendredi 19 sept 2014 à 09:47

    La recherche et le développement sont par définition hasardeux. Le jour ou on ne prend plus de risque on arrête le progrès et on arrête de soigner Ebola par exemple. C'est comme la guerre, si personne ne veut mourir pour une cause on est sur de la perdre.