Candriam n'attend pas de miracles de la BCE

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Les effets d'un éventuel QE à l'européenne sur le système financier de la zone euro resteraient limités selon Candriam.
Les effets d'un éventuel QE à l'européenne sur le système financier de la zone euro resteraient limités selon Candriam.

La BCE a peu d'outils efficaces à disposition pour relancer l'économie européenne, et en particulier pour améliorer l'accès à l'emprunt des PME. Même un QE à l'européenne aurait des effets limités selon les économistes de Candriam.

Inutile d'attendre des miracles de la BCE préviennent les économistes de la société de gestion Candriam. Il est vrai que les marchés semblent attendre beaucoup de la réunion de la BCE du 5 juin. Jeudi, Mario Draghi doit annoncer un certain nombre de mesures pour soutenir la reprise en zone euro et écarter le risque déflationniste. Certains investisseurs évoquent même un possible « quantitative easing » (QE) à l'européenne, bien que ce type d'opérations consistant à acheter des actifs sur les marchés pour faire baisser les taux et stimuler l'économie ne fasse pas l'unanimité à Francfort (malgré leur succès aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni). Pourquoi cette réticence ? « Compte tenu de la structure du système financier en zone euro, ses effets directs ont toutes les chances d'être relativement limités » explique Florence Pisani, économiste chez Candriam.

Alors que Candriam prévoit « une reprise sans moteur » de la zone euro (+1,1% en 2014, +1,6% en 2015), Mario Draghi n'a que peu d'outils vraiment efficaces à disposition pour relancer la croissance en Europe. Certes, le grand argentier de Francfort garde une petite marge de man½uvre sur les taux directeurs (le taux d'intérêt sur les dépôts pourrait même passer en territoire négatif) mais son champ d'actions est limité. Le point faible de l'économie européenne reste les conditions d'accès à l'emprunt pour les PME, en particulier dans les pays de la périphérie. C'est davantage le système bancaire européen dans son ensemble qui est concerné. « La politique de la BCE jouera moins par ses effets mécaniques que par son influence sur la perception des opérateurs de marchés » nuance Florence Pisani. Si « Super Mario » ne devrait pas faire de miracles, il est toutefois dans l'obligation, une fois de plus, de rassurer les marchés. Il ne s'agit pas cette fois pas de sauver la monnaie unique comme en 2011-2012 mais de convaincre les investisseurs que le maximum est fait pour faire revenir la croissance sur le Vieux continent.

J.G

 

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  • Georg47 le mercredi 4 juin 2014 à 10:35

    miemonn44 : et d'après vous qu'est-ce qu'il doit faire ?

  • mlemonn4 le mercredi 4 juin 2014 à 10:14

    Mario Draghi, la parole de l'évangile de la finance de Goldmam Saachs mais pour le reste? c'est comme le politique, il parle, il parle mais au fait il fait quoi? En quoi cela améliore-t-il les conditions de vie du citoyen européen? Ah je sais nos bien-pensants de notre chère élite française vont nous dire "mais s'il n'avait rien fait, l'Europe serait dans une situation grave"; mais qui a provoqué cette situation d'une Europe qui marche sur la tête depuis le début?

  • Georg47 le mercredi 4 juin 2014 à 09:40

    il me semble qu'une solution pourrait être que la BCE adopte des taux négatifs mais qu'elle attribue des primes (taux positifs) aux banques pour leurs prêts aux entreprises et un sur-taux de bonification pour leurs prêts aux PME ou à destination de l'habitatCeci de façon à relancer l'économie et réduire le chômage par du vrai travail

  • M7361806 le mercredi 4 juin 2014 à 09:27

    Candriam C'est qoui ce truc ?

  • xela78 le mercredi 4 juin 2014 à 09:25

    C'est encore l'histoire de l'éléphant qui va accoucher d'une souris.On nous la fait tous les mois.Mais en fin de compte rien d'exceptionnel dans tous ça.

  • guerber3 le mardi 3 juin 2014 à 19:30

    ça ne pense pas fort, mais la honte ne tue pas...!