Beiersdorf pénalisé par les marchés émergents au 2e trimestre

le
0
BEIERSDORF PÉNALISÉ PAR LES MARCHÉS ÉMERGENTS AU 2E TRIMESTRE
BEIERSDORF PÉNALISÉ PAR LES MARCHÉS ÉMERGENTS AU 2E TRIMESTRE

FRANCFORT (Reuters) - Beiersdorf, le propriétaire de la marque Nivea, a publié jeudi des résultats trimestriels inférieurs aux attentes, des effets de change défavorables ayant occulté la croissance de son chiffre d'affaires à l'international tandis que ses ventes en volume faiblissaient en Amérique latine.

Le groupe allemand, propriétaire également, entre autres marques, de Labello et de La Prairie, a réalisé sur la période avril-juin un bénéfice avant impôt et charges financières de 217 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 1,575 milliard, alors que les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un Ebit de 217 millions d'euros pour un C.A. de 1,59 milliard.

En Amérique latine, les ventes de produits grand public ont augmenté de 5,1% en données ajustées des effets de change mais la dépréciation de plusieurs grandes devises sud-américaines face à l'euro s'est traduite par un recul de 5,4% des ventes en euros. La conjoncture économique au Venezuela et en Argentine a également pesé sur la croissance, a précisé le groupe.

"Au vu des tendances protectionnistes marquées dans de nombreux pays d'Amérique latine, il est difficile de prévoir l'évolution de la situation dans cette région", a ajouté le groupe dans son rapport trimestriel.

A la Bourse de Francfort, l'action Beiersdorf perdait 3,12% à 65,02 euros à 8h00 GMT, l'une des plus fortes baisses de l'indice Dax, qui cédait alors 0,32%.

PRUDENCE SUR LES MARGES 2014

Guillaume Delmas, analyste de Nomura, impute la déception provoquée par les résultats aux ventes à données comparables inférieures aux attentes en Amérique latine comme dans la région Asie-Afrique-Australie.

Unilever, l'un des principaux concurrents de Beiersdorf, a publié le mois dernier un chiffre d'affaires inférieur aux attentes pour le deuxième trimestre en raison du ralentissement des marchés émergents et de la baisse des prix sur certains marchés développés.

Stefan Heidenreich, le président du directoire de Beiersdorf, a déclaré jeudi aux analystes que des marchés tels que la Chine, le Vietnam et la Thaïlande montraient des signes d'un net ralentissement.

Le groupe prévoit désormais une marge d'exploitation (Ebit) annuelle supérieure à 13%. Il évoquait auparavant une marge légèrement supérieure à celle de 2013, soit 13,2%.

Dans la division grand public, qui génère 80% du chiffre d'affaires, la marge d'Ebit reste attendue proche de 13% contre 12,5% l'an dernier.

Pour la division Tesa, spécialisée dans les adhésifs industriels, la marge devrait avoisiner 16%, explique le groupe, alors qu'il évoquait jusqu'à présent un niveau légèrement inférieur à celui de l'an dernier, soit 16,9%.

Il a confirmé parallèlement tabler sur un chiffre d'affaires annuel en hausse de 4% à 6% par rapport à celui de 2013 (6,14 milliards d'euros).

En Bourse, le titre Beiersdorf se traite à 24,8 fois le bénéfice attendu pour les 12 prochains mois, selon les données Thomson Reuters Starmine, soit avec une prime de 30% par rapport à ses principaux concurrents européens, en raison des spéculations récurrentes sur un possible rachat.

(Kirsti Knolle, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant