Axiom AI lance un fonds investi dans des titres de dettes subordonnées " fix to fix"

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(NEWSManagers.com) - Spécialiste des institutions financières, la société de gestion Axiom AI, basée à Paris et à Londres, a lancé il y a une dizaine de jours Axiom Optimal Fix, un fonds réservé à un public averti. Ce dernier est investi dans des titres de dettes subordonnées dits " fix to fix " . Emis par les grands réseaux, représentant une classe d'actifs d'environ 70 milliards d'euros dont 37 milliards en Europe, ces titres sortent du capital réglementaire, a expliqué David Benamou, responsable des investissements. Compte tenu de leurs caractéristiques – ils sont rappelables tous les mois, les trimestres ou les ans – ces titres ont un comportement très stables et offrent un rendement de l'ordre de 6 % à 7 %, en mesure d'intéresser de nombreux investisseurs institutionnels. A noter que des titres de cette nature sont déjà présents dans le portefeuille d'un autre fonds de la société - Axiom Obligataire - à concurrence d'un quart du portefeuille.

Par ailleurs, interrogé par Newsmanagers sur les conséquences de la crise grecque sur les différents fonds qu'il gère, David Benamou a indiqué que le portefeuille d'Axiom Equity investi en actions a été " dériské " . Concrètement, le beta du fonds a été réduit en baissant l'exposition à certaines valeurs italiennes et espagnoles. " Sur le marché italien, a précisé le responsable, nous nous sommes reconcentrés sur des valeurs moins volatils, en vendant par exemple des titres de banques populaires en dépit de leur intérêt, pour privilégier des " blue chips " comme Intesa " . Cela dit, David Benamou a admis que le marché a quelque peu évolué et " est devenu depuis peu source d'opportunités, justifiant que dans la baisse, la gestion a remis un peu de risque... " C'est le cas avec Montepaschi qui avait perdu 30 % de sa valeur en juin et qui est désormais recapitalisé et adossé à l'Etat italien.

Enfin, sur la partie obligataire de la gamme – Axiom Obligataire – deux types de couvertures ont été mises en place. L'une pour éviter les risques de contagion dans la zone euro, et une autre pour se couvrir de... son explosion. " Pour se protéger d'un écartement des spreads dans la zone euro, nous avons pris des positions longues sur le Bund et short sur le BTP italien qui ont bien fonctionné" , a ainsi détaillé David Benamou.

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