Axa IM constate l'émergence d'un intérêt des particuliers pour l'ISR

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(NEWSManagers.com) - " L'année 2016 a été riche en échanges sur l'investissement socialement responsable avec les clients " , a constaté récemment lors d'une conférence de presse Florence Dard, responsable d'Axa IM France au sein du Client Group. Ces échanges ont concerné l'ensemble des investisseurs institutionnels, y compris ceux qui ne s'y intéressaient pas jusqu'ici, mais aussi - et cela est une nouveauté - les particuliers.

L'émergence de la demande retail concerne plus précisément les banques privées et les réseaux d'assurances. " Les sujets qui intéressent le retail sont très liés à l'impact investing " , explique Florence Dard. L'impact investing consiste à investir dans des entreprises ou des projets censés avoir un impact positif et mesurable sur la société dans son ensemble, avec un objectif de rendement, et trouve aujourd'hui sa traduction principale dans les obligations vertes. " Le retail ne s'intéresse pas du tout au best-in-class, qui ne leur parle pas du tout. Cette catégorie de clients cherche à donner du sens à son épargne, sur des sujets concrets comme le social, le changement climatique, etc." , poursuit la responsable d' Axa IM. Cette dernière indique avoir des discussions concrètes sur l'intégration d'un fonds impact dans une offre de banque privée et des réflexions sur une offre diversifiée de gestion sous mandat pour distribution dans un réseau d'assurances avec un fil conducteur " impact" .

La Loi de Transition Énergétique n'est sans doute pas étrangère à cette évolution, même si elle ne concerne pas directement ces acteurs.

Cette loi et son fameux article 173 est en tout cas clairement le déclencheur de l'intérêt pour l'ISR de l'ensemble des institutionnels, au-delà du noyau dur des acteurs qui ont pris le sujet à bras le corps depuis des années. " Cette loi a suscité beaucoup de discussions, de réflexions (...). Pour de nombreux investisseurs, tout cela va donner lieu à des actions concrètes début 2017 " , indique Florence Dard.

Parallèlement, les acteurs traditionnels institutionnels de l'ISR se tournent de plus en plus vers de nouvelles classes d'actifs, comme le crédit haut rendement, la dette non cotée ou encore les obligations vertes (green bonds).

Concernant l'avenir de l'investissement durable après l'élection de Donald Trump, qui s'est ouvertement déclaré contre les énergies vertes, Luisa Florez, responsable de la recherche fondamentale ESG, s'est voulue rassurante. " Aujourd'hui, les emplois dans le solaire aux États-Unis sont plus importants que les emplois dans le charbon. De plus, les États qui concentrent le plus d'emplois dans le solaire sont ceux qui ont voté Trump ! " , illustre-t-elle.

Aujourd'hui, Axa IM affiche des encours identifiés ISR de 7 milliards d'euros, en incluant les fonds ouverts et les mandats. Ce total inclut les 13 fonds de la société ayant tout dernièrement obtenu le Label d'État ISR et qui représentent autour de 3 milliards d'euros. Toutefois, Axa souligne aussi avoir 414 milliards d'euros qui intègrent fortement les critères ESG. Enfin, le groupe exclut trois secteurs pour l'ensemble de ses actifs (producteurs d'huile de palme non certifiés, produits dérivés en matières premières agricoles et producteurs de bombes à sous munition).

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