Arctique : la France à l'assaut du Grand Nord

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Au pôle, le réchauffement serait de 4 à 5 degrés à l'horizon 2050.
Au pôle, le réchauffement serait de 4 à 5 degrés à l'horizon 2050.

Ce jeudi 10 juillet, le Sénat présentait en la personne d'André Gattolin, sénateur écologiste des Hauts-de-Seine, un rapport d'information consacré aux préoccupations européennes et françaises liées à l'Arctique. En effet, depuis une dizaine d'années, le réchauffement climatique, dont l'Arctique est la première victime, fait l'objet d'une attention toute particulière. Non seulement car la région mérite d'être protégée, mais aussi parce que la fonte de la banquise libère des glaces la mer et le sol des régions de l'Europe, de la Russie et du continent américain. Un phénomène qui va permettre l'accès à des hydrocarbures, des minerais (uranium, diamants, or, ou encore terres rares), de nouvelles zones de pêche, et qui fait ressurgir le vieux fantasme d'une troisième grande route maritime passant par le nord. Bien que ces richesses et leur exploitation soient encore très difficiles à évaluer, les spéculations vont bon train et confèrent à l'Arctique des allures de Far West du XXIe siècle. Ainsi, les grandes puissances (États-Unis, Canada, Russie), les acteurs régionaux (Groenland) et les pays asiatiques (Chine, Inde, Corée du Sud, Singapour, Japon) élaborent depuis déjà plusieurs années des stratégies pour l'Arctique. Deux acteurs, pourtant, n'ont pas encore élaboré de ligne formelle pour le Grand Nord : l'Union européenne et la France. Face à un enjeu économique d'une telle importance, il incombe pourtant à la France...

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