Amundi lance un baromètre sur la compétitivité des ETI françaises

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(NEWSManagers.com) - Amundi, ASMEP-ETI et Option Finance ont annoncé le 13 octobre le lancement du premier baromètre tri annuel dédié à la compétitivité des 4 600 ETI françaises, trois fois moins nombreuses qu'en Allemagne mais qui jouent un rôle structurant dans le tissu productif tout en étant au coeur des enjeux de la compétitivité. La première édition de ce baromètre, réalisé par Aloa Consulting, dégage trois principaux enseignements.

Pour les ETI, le constat est unanime : elles évoluent dans un environnement marqué par l'alourdissement global de la fiscalité (pour 63% des dirigeants d'ETI). La complexité administrative est également pointée du doigt pour 51% des dirigeants d'ETI.

Face à ce constat, les mesures de simplification et des baisses de charges sont jugées nécessaires pour 90% d'entre elles. La stabilité fiscale et l'assouplissement des seuils sociaux constituent également une priorité.

Deuxième point, les ETI manifestent un certain scepticisme sur la capacité des pouvoirs publics à changer la donne. Pour près de deux tiers des ETI, les mesures prises par le gouvernement ne contribueront pas à améliorer leur compétitivité. Si le Crédit Impôt-Compétitivité-Emploi (CICE) est perçu comme un point positif par 69% des ETI, l'effet de ce dispositif sur l'emploi reste toutefois modéré : seules 29% des ETI l'ont utilisé pour recruter.

Malgré ce scepticisme, trois quarts des ETI restent confiantes dans l'évolution de leur activité pour les 12 prochains mois. Pour assurer leur propre compétitivité, elles misent avant tout sur l'investissement principalement dans l'appareil productif (74% des ETI industrielles) ou dans la croissance externe (52% des ETI de services). La R&D reste également une priorité pour la moitié d'entre elles. 80% des ETI estiment d'ailleurs disposer des moyens nécessaires pour les financer.

Trois quarts des ETI ont fait face à un besoin de financement au cours de l'année écoulée, 56% pour investir dans leur appareil productif, 34% pour financer leur besoin en fonds de roulement. Elles ont eu principalement recourt au financement bancaire (51%) et au renforcement de leurs fonds propres par le chef d'entreprise lui-même ou ses proches (23%).

Enfin, l'association des collaborateurs à la performance de l'entreprise apparaît comme une priorité pour les ETI. 100% des ETI interrogées souhaitent mettre en place ou renforcer les outils d'association des salariés sur le long terme, et 59% projettent cette mise en place pour les 12 prochains mois, que ce soit à travers un plan de formation ou encore l'intéressement pour lequel une puissante dynamique est à l'oeuvre : 67% des dirigeants interrogés l'ont déjà mis en place et 20% projettent de l'instaurer dans l'année à venir.

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