Agriculture : nouveaux risques et nouveaux enjeux

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Les risques liés à l'agriculture font l'intérêt des assureurs, qui pourraient néanmoins en être pénalisés en 2014.
Les risques liés à l'agriculture font l'intérêt des assureurs, qui pourraient néanmoins en être pénalisés en 2014.

Le secteur agricole fait face à des risques accrus : climat chaotique, chute du prix des matières premières, et contraintes pour satisfaire les consommateurs. Décryptage des nouveaux enjeux de cette industrie désormais très liée au secteur assurantiel.

L'agriculture est probablement l'un des secteurs qui a le plus évolué au cours des dernières décennies. Utilisation d'outils technologiques et d'applications dédiées, amélioration des machines de récolte : toujours plus de paramètres déterminent désormais les cycles de cultures. Mais qui dit davantage de paramètres dit également davantage de risques.

De nouveaux risques à prendre en compte

En dehors des aléas climatiques auxquels font face les agriculteurs depuis toujours, se trouvent depuis plusieurs années les risques de marchés. Cette année en particulier, la chute de 30 à 35% des prix du blé, du maïs ou du soja depuis le mois de mai provoque un important risque de pertes pour les agriculteurs.

Mais surtout, la mutation de ces dernières années est liée aux attentes des consommateurs, qui se traduisent parfois en de nouvelles contraintes réglementaires. Les priorités des consommateurs en matière d'alimentaire sont, par ordre d'importance : le prix, le respect environnemental du produit, son origine locale et ses bienfaits pour la santé.

Ceci place les agriculteurs face à des contraintes spécifiques comme la gestion de la traçabilité des récoltes, un processus coûteux. De même, certains produits pesticides sont désormais évités, sans pour autant être interdits, lorsque ceux-ci sont mal perçus par les consommateurs. Ceci fait dire à Michel Portier, directeur du cabinet Agritel, que l'agriculture « va désormais de la fourche à la fourchette ».

Des risques transférés vers les assureurs

Ces éléments de risques mais aussi d'opportunités font de l'agriculture un domaine d'intérêt pour les assureurs. A titre d'exemple, l'assureur Groupama Paris Val de Loire réalise 25% de son chiffre d'affaire dans le domaine de l'assurance agricole.

Toutefois, ce transfert de risque des agriculteurs vers les assureurs peut tourner au désavantage de ces derniers. Cette année, la récurrence des sinistres dus aux précipitations, comme le déluge survenu dans le sud de la France en ce début de semaine, pourrait contraindre les assureurs à distribuer des aides élevées pour compenser les dommages. Au point de dépasser éventuellement les cotisations perçues et de réaliser ainsi des pertes. Un élément important à avoir en tête avant d'investir dans le secteur assurantiel.

Xavier Bargue

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  • glaty le mardi 30 sept 2014 à 13:00

    Avant de ""penser aux intérêts "" qu'ils pensent à plus long terme,qu'ils cessent d'utiliser des pesticides qui mènent tout droit à la catastrophe pour la survie de l'être humain.Ils n'en ont pas encore pris conscience et c'est justement ce qui est dangereux,Je prends l'exemple de la disparition constatée des abeilles, ils ne veulent pas y croire et pourtant c'est une triste vérité ..Les dirigeants doivent absolument INTERDIRE AU PLUS VITE LES PESTICIDES..si non, La catastrophe se réalisera...