Accélération surprise de la croissance du privé en zone euro

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ACCÉLÉRATION SURPRISE DE LA CROISSANCE DU PRIVÉ EN ZONE EURO
ACCÉLÉRATION SURPRISE DE LA CROISSANCE DU PRIVÉ EN ZONE EURO

PARIS/BERLIN/LONDRES (Reuters) - L'activité du secteur privé de la zone euro s'est améliorée en octobre mais les prix de vente ont continué de reculer tandis que le jugement des chefs d'entreprise sur leurs perspectives se dégradait.

L'indice PMI composite calculé sur la base d'une enquête auprès de plusieurs milliers d'entreprises a progressé à 52,2 en première esttimations, dépassant toutes les estimations d'analystes recueillies par Reuters.

Le consensus le donnait à 51,7 après le chiffre définitif de 52,0 annoncé pour septembre. Octobre marque ainsi le 16e mois consécutif d'expansion du secteur privé.

Le sous-indice des prix a en revanche encore reculé à 47,1 après 48,5, tombant à son plus bas niveau depuis février 2010.

Le PMI manufacturier a atteint 50,7 après 50,3 alors que le consensus le donnait en repli à 49,9; celui des services est resté inchangé à 52,4 alors que les analystes anticipaient un léger recul à 52,0.

L'indice des anticipations, lui, a chuté à 56,2 contre 59,3, au plus bas depuis juin 2013.

Markit précise que les indices PMI suggèrent une croissance de 0,2% du PIB au troisième trimestre, avec toutefois des risques à la baisse.

En Allemagne, la croissance de l'activité du secteur privé s'est accélérée en octobre grâce à un rebond dans l'industrie, une évolution de bon augure pour la croissance au quatrième trimestre.

L'indice PMI composite, qui regroupe l'industrie manufacturière et les services, a progressé à 54,3 contre 54,1 en septembre.

Pour le secteur manufacturier, octobre marque un retournement de tendance avec un indice PMI flash à 51,8 après 49,9 le mois dernier, soit au-dessus de la plus optimiste des estimations d'analystes recueillies par Reuters.

L'indice des services, lui, a reculé à 54,8 après 55,7 mais reste nettement au-dessus du seuil de 50 séparant contraction et expansion.

Pour Chris Williamson, chef économiste de Markit, les craintes de récession en Allemagne semblent donc quelque peu exagérées.

Après la contraction de 0,2% du PIB au deuxième trimestre, "on devrait assister à un rebond au troisième trimestre, mais seulement modeste, peut-être de 0,2-0,3%, et ce taux de croissance sera probablement soutenu au début du quatrième trimestre", dit-il.

En France, la contraction de l'activité dans le secteur privé s'est accentuée en octobre, affichant son rythme le plus élevé depuis huit mois sous l'effet d'une baisse des commandes des entreprises.

Les entreprises interrogées ont fait état en outre d'une baisse de leurs prix de vente, et ce à un rythme sans précédent depuis cinq ans, une évolution de nature à nourrir les craintes de déflation.

L'indice PMI composite, qui combine les secteurs de l'industrie et les services, s'est inscrit à 48,0 contre 48,4 au mois de septembre, soit son plus bas niveau depuis février, la barre de 50 séparant les zones de contraction et d'expansion de l'activité.

Dans le secteur manufacturier, l'indice a diminué à 47,6 contre 48,8 en septembre, un niveau nettement en deçà des attentes de 18 économistes interrogés par Reuters (48,5).

Les services, qui sont repassés en zone de contraction le mois dernier, ont vu leur indice diminuer à 48,1 après 48,4 en septembre. Les économistes l'attendaient en moyenne à 48,2.

(Service économique)

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