AB InBev veut réduire ses effectifs une fois SABMiller intégré

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VERS UNE RÉDUCTION D'EFFECTIFS POUR LE N°1 MONDIAL DE LA BIÈRE
VERS UNE RÉDUCTION D'EFFECTIFS POUR LE N°1 MONDIAL DE LA BIÈRE

BRUXELLES (Reuters) - Anheuser-Bush InBev prévoit de supprimer quelque 3% des postes du nouveau mastodonte de la bière qu'il formera en rachetant son concurrent SABMiller, montrent des documents relatifs à l'opération publiés vendredi.

Cela représenterait quelque 5.500 emplois, a précisé une source proche du dossier.

AB InBev entend réaliser des économies annuelles avant impôts d'au moins 1,4 milliard de dollars (1,24 milliard d'euros) dans les quatre années qu suivront la finalisation du rachat de SABMiller.

Le propriétaire de marques telles que Budweiser, Stella Artois et Corona prévoit que les suppressions de postes interviendraient sur une période de trois ans.

Numéro un mondial de la bière, AB InBev emploie plus de 150.000 personnes et SABMiller, le numéro deux, quelque 70.000. Mais le total des effectifs du nouveau groupe sera inférieur à la somme de ces deux chiffres en raison des cessions de marques programmées, principalement en Europe, ainsi que de la vente de parts dans des coentreprises aux Etats-Unis et en Chine.

Selon les documents publiés par AB InBev, qui détaillent l'offre sur SABMiller ainsi que le processus d'acquisition, l'ampleur des réductions de postes n'est pas encore arrêtée.

Au début du mois, d'autres documents portant sur le projet ont montré que les responsables d'AB InBev occuperaient 18 des 19 postes de direction à l'issue de la prise de contrôle de SABMiller.

AB InBev a alors précisé que la nouvelle entité - qui n'a pas encore de nom - resterait basée à Louvain, en Belgique, mais que ses activités seraient gérées depuis New York.

Le groupe ajoute envisager des suppressions de postes au siège mondial de SABMiller à Woking, en Angleterre ainsi que la fermeture des bureaux du groupe britannique à Londres.

Fin juillet, le conseil d'administration de SABMiller a recommandé l'offre définitive d'AB InBev, ce dernier ayant relevé sa proposition le 26 juillet à 79 milliards de livres (92,4 milliards d'euros) pour tenir compte de la baisse de la livre sterling en réaction au vote des Britanniques pour une sortie de l'Union européenne.

Les actionnaires doivent encore se prononcer, lors d'une assemblée générale programmée le 28 septembre, sur l'offre d'AB InBev.

(Philip Blenkinsop; Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand)

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