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Qu'est-ce que la précarité énergétique ?
Boursorama avec Pratique.fr16/11/2018 à 08:30

Depuis plusieurs années à présent, l'expression précarité énergétique intervient dans le débat public au sujet des ménages se trouvant dans cette situation problématique à plus d'un titre. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Quelles sont les causes de la précarité énergétique et quelles en sont les conséquences ? Existe-t-il des moyens d'endiguer ce phénomène ?

Qu'est-ce que la précarité énergétique ? / iStock.com - vchal

La précarité énergétique, c'est quoi ?

La précarité énergétique désigne une situation dans laquelle un ménage se trouve lorsqu'il ne peut, pour des raisons liées à ses revenus ou aux caractéristiques de son logement, bénéficier de l'énergie dont il a besoin. La précarité énergétique ne se cantonne pas au seul chauffage mais concerne également l'eau chaude sanitaire, l'électricité ou encore le gaz et le fioul domestique.  L'expression est utilisée depuis une vingtaine d'années au Royaume-Uni et la France en propose une définition dans la loi du 12 juillet 2010 : « est en situation de précarité énergétique une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d'énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l'inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d'habitat ».  Loin d'être un épiphénomène, la précarité énergétique concerne entre 4 et 5 millions de foyers en France, soit 14 % de l'ensemble des ménages en France, l'équivalent de 12 millions de personnes.  Il existe un seuil au-dessus duquel un foyer se trouve dans cette situation : lorsqu'il consacre au moins 10 % de ses revenus dans le règlement des factures d'énergie.  L'Ademe - Agence de l'environnement et de maîtrise de l'énergie - a publié les résultats de l'étude menée par l'Observatoire de la précarité énergétique : les 5 millions de foyers les plus modestes consacrent 15 % de leurs revenus pour leurs factures d'énergie contre 6 % seulement pour les ménages les plus aisés.  De nombreux observateurs arguent que la précarité énergétique constitue une forme de double peine : d'un côté la qualité de vie dans le logement est médiocre - voire pire encore - et de l'autre une partie conséquente des revenus est engloutie dans les factures d'énergie. 

Les causes et les conséquences de la précarité énergétique

Les causes de la précarité énergétique sont multiples : des logements vétustes, à la mauvaise isolation thermique et à la piètre performance énergétique  l'augmentation régulière du prix de l'énergie : électricité et gaz naturel en tête  les difficultés financières de certains ménages : faibles revenus, difficultés professionnelles, perte d'emploi... Les conséquences sont elles aussi nombreuses et tout aussi graves : une diminution drastique des revenus disponibles pour satisfaire des besoins essentiels et élémentaires comme l'alimentation, le logement, l'éducation, le transport...  des difficultés financières qui mènent souvent à une situation de surendettement un logement qui se dégrade rapidement, qui devient humide et insalubre avec les risques qui en découlent sur la santé des occupants La précarité énergétique est un véritable fléau que les pouvoirs publics tentent d'endiguer. Le chèque énergie, dont le montant varie actuellement de 48€ à 227€ est envoyé automatiquement aux foyers les plus modestes. Ce dispositif vient en remplacement des tarifs sociaux de gaz (Tarif de première nécessité ou TPN) et tarifs sociaux d'électricité (Tarif Spécial de Solidarité ou TSS) et a pour but d'aider ces ménages à régler leurs factures d'énergie.  Mais l'un des leviers les plus efficaces est la rénovation du parc de logements en France. Les bâtiments vieillissants, les HLM et les logements sociaux datant de plusieurs décennies affichent dans leur écrasante majorité des niveaux de performances thermiques et énergétiques des plus faibles.  Les programmes publics baptisés « Habiter mieux », « Le Programme d'action sur le parc de logements sociaux » et autre « J'écorénove, j'économise » ont ainsi permis au cours de la période 2010-2017 de rénover quelques 300 000 logements avec comme objectif plus ambitieux de passer à près de 500 000 rénovations par an dans le parc social.

1 commentaire

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  • rdesboi1
    16 novembre08:39

    Il suffit de voir sa facture de gaz ou d'électricité que le problème n'est pas le nombre de kx ou m² de gaz (ou de m² d'eau...!) mais les taxes annexes , telles que compteur , tva et toutes les autres taxes, pour moi supérieur a ma consommation.......dans d'autres pays ou j'ai vécu , on ne paie que le ² ou le kw....mais ça, c'est pas en France, championne toute catégorie du matraquage fiscal

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