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Pouvoir d'achat : 5 mesures de soutien discrètement votées par le Parlement
information fournie par Moneyvox11/08/2022 à 10:09

(Crédits photo: © Superzoom - stock.adobe.com)

(Crédits photo: © Superzoom - stock.adobe.com)

Pour permettre aux Français de faire face à l'inflation, le Parlement a voté des mesures de soutien au pouvoir d'achat. Voici 5 dispositions peu relayées qui ont été adoptées.

Par MoneyVox

Avec +6,1 % d'inflation sur un an au mois de juillet 2022, des mesures de soutien sont vivement attendues par les Français. Fin de la redevance TV, gel des prix de l'énergie… Derrière les grandes lignes de la loi pouvoir d'achat et du budget rectificatif pour 2022, d'autres dispositions moins connues ont été adoptées par le Parlement et devraient pouvoir rapidement alléger le poids de la hausse générale des prix.

1.Le plafond de remboursement des frais de carburant double

Actuellement, le plafond de remboursement des frais de carburant engagés pour se rendre au travail était de 200 euros. Une limite qui a été doublée pour 2022 et 2023, et ainsi portée à 400 euros exonérés d'impôt sur le revenu. En incluant les autres frais assimilés, les dépenses couvertes peuvent désormais atteindre 700 euros (dont 400 euros de carburant) au lieu de 500 euros.

De plus, toujours pour 2022 et 2023, les salariés pourront cumuler la prise en charge pour moitié de leur abonnement à un transport en commune et celle de leurs frais de carburant. Jusqu'à lors, ce cumul n'était pas possible.

2. Les frais de déplacement en covoiturage déductibles

Si le covoiturage s'avère une solution écologiquement pertinente, il en allait différemment économiquement parlant. Jusqu'alors, les salariés qui décidaient de covoiturer pour se rendre sur leur lieu de travail perdaient la possibilité de déduire des indemnités kilométriques. Grâce au budget rectificatif, il sera maintenant possible de déduire les frais engagés dans le cadre d'un covoiturage au titre des frais réels.

Bon à savoir : les bénévoles d'associations vont également pouvoir déduire leurs frais de déplacement avec le même barème que les employés d'une entreprise, plus avantageux que la règle actuellement appliquée.

3. Utiliser l'huile de friture comme carburant

La légalisation de l'utilisation d'huile alimentaire usagée comme carburant n'a certes pas été adoptée. Mais la voie est ouverte : le gouvernement va devoir remettre un rapport sur le sujet au Parlement, d'ici le 1er janvier 2023.

Cette solution pourrait bel et bien alléger le budget de certains Français qui passent à la pompe. Pour en profiter, il faudra toutefois être équipé d'un véhicule diesel, les voitures roulant à l'essence ne pouvant pas alimenter leur moteur avec de l'huile de friture végétale ou animale. Par ailleurs, l'huile ne peut pas être utilisée brute, mais doit être décantée et filtrée, et être mélangée à hauteur de 30 % d'huile pour 70 % de gasoil.

"En France, on n'a pas de pétrole, mais on a de l'huile de friture" explique Julien Bayou, patron d'Europe Ecologie-Les Verts. En plus de pouvoir réduire sa dépendance aux énergies fossiles extraites à l'autre bout du monde, la France pourrait ainsi réduire ses émissions de gaz à effet de serre. En effet, l'huile usagée en rejette 90 % de moins qu'un diesel classique.

A lire aussi: Pouvoir d'achat : l'Allocation de rentrée scolaire va-t-elle être revalorisée ?

4. Le forfait mobilité durable augmente

Le forfait mobilité durable peut être offert par un employeur à ses salariés qui viennent au travail en covoiturage ou avec un moyen de transport respectueux de l'environnement (vélo, trottinette…). Au lieu de 600 euros de plafond d'exonération, ce forfait mobilité durable va passer à 800 euros lorsque l'employeur prend également en charge un abonnement à un service de transport en commun.

5. Vers une revalorisation des tickets resto et des indemnités repas ?

En distribuant des tickets-restaurant à leurs salariés, les employeurs bénéficient d'une exonération fiscale. A la suite du vote du Parlement, celle-ci va être augmentée à 5,92 euros, permettant à la valeur maximum d'un ticket resto de passer de 11,38 euros à 11,84 euros. L'objectif est d'inciter les employeurs à augmenter ce montant sans avoir à supporter une charge financière supplémentaire.

Les indemnités de repas, quant à elles, vont voir leur plafond augmenter de 4 % à compter du 1er septembre et jusqu'au 31 décembre 2022. À nouveau, l'objectif est de suivre, ou du moins de limiter, les effets de l'inflation sur le portefeuille des Français.

18 commentaires

  • 11 août20:02

    Que des mesurettes qui ne concernent personne et rapporte si peu !


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