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Avec la crise sanitaire, les banques traditionnelles ont rattrapé leur retard sur les banques en ligne
information fournie par Le Figaro17/03/2021 à 06:00

(Crédits photo : Pexels - energepic.com )

(Crédits photo : Pexels - energepic.com )

De plus en plus de Français utilisent des applications pour gérer leurs comptes bancaires.

La crise sanitaire a accéléré le changement des usages bancaires. « Elle a entraîné une accélération de l'utilisation des canaux bancaires numériques », explique Philippe Bailly, le président de D-Rating, l'agence de notation de la performance numérique des banques de détail. À partir du premier confinement de mars 2020, les Français enfermés chez eux ont donc pris l'habitude de gérer leurs comptes et effectuer des opérations depuis le site internet ou plus fréquemment encore depuis l'appli mobile (80% des opérations) de leur banque. Et ils les ont utilisés plus longtemps, constate D-Rating. Ce qui laisse à penser qu'ils y ont réalisé des opérations plus complexes que d'habitude (consultation des soldes, virements...), comme l'ouverture de comptes ou la souscription de produits financiers.

Des offres plus complètes

Contre toute attente, «les gagnants du Covid ne sont pas les néobanques », estime le président de D-Rating qui a noté 70 les offres numériques de 70 banques présentes dans 15 pas européens. Les néobanques (N26, Revolut, Orange Bank...), des banques sur mobiles, réputées pour leur agilité et leurs applis simples et fonctionnelles se sont multipliées ces dernières années, mais leurs offres restent majoritairement basiques, avec un compte courant et des cartes bancaires. « Des enseignes avec des offres très courtes, comme N26 ou Revolut, souvent utilisées en deuxième banque par des gens qui voyagent, ont perdu en intérêt avec la pandémie », ajoute Philippe Bailly.

Ces nouveaux acteurs sont détrônés par les banques traditionnelles, qui ont elles surfé sur la crise sanitaire. Jusqu'ici bousculées par les néobanques, elles ont rattrapé leur retard numérique et avec la pandémie ont accéléré le déploiement de leurs offres en ligne (ouverture de comptes, assurance, produits financiers...). De plus, leurs applis sont désormais équivalentes voire dans certains cas plus fonctionnelles que celles des néobanques. Par rapport à sa première campagne datant de 2017, D-Rating note ainsi « une progression de 2 niveaux (de BB+ à BBB) de la note moyenne des banques françaises ». « Il n'y aura pas de retour en arrière. Si les clients ont du mal à arriver à vous, vous risquez d'être perdants. Ceux qui avaient déjà habitué leurs clients à utiliser les canaux numériques ont déjà capitalisé là-dessus en 2020 », estime le dirigeant de D-Rating.

Les banques en ligne de première génération (Boursorama, Fortunéo, ING...) disposant d'offres complètes, de la carte bancaire aux placements boursiers ont elles aussi tiré leur épingle du jeu. D-Rating vient ainsi de classer Boursorama (filiale de Société générale), première banque numérique du Vieux continent. Elle est la seule à être notée A-. grâce à son expérience bancaire complète et 100% numérique. « C'est sans doute la banque en Europe qui affiche la plus grande variété d'offres et de fonctionnalités numériques », souligne Philippe Bailly. « Ses parcours clients sont très bons, tout comme son site et son application mobile. »

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