Aller au contenu principal
Fermer

Dettes dans la succession: comment y remédier?

information fournie par Le Particulier 19/05/2024 à 08:00

Quand vous acceptez une succession sans précaution particulière, vous prenez également l’intégralité des dettes du défunt à votre charge.

Quand vous acceptez une succession sans précaution particulière, vous prenez également l’intégralité des dettes du défunt à votre charge.

Vous allez hériter d’un proche ayant contracté plusieurs dettes ? Un choix délicat s’impose à vous : accepter la succession et assumer l’ensemble des dettes, ou alors y renoncer. Toutefois, renoncer à la succession vous fait perdre tout droit sur l’héritage. Entre ces deux options, il existe une alternative : l’acceptation à concurrence de l’actif net.

Sommaire:

  • Accepter purement et simplement la succession de votre proche défunt
  • Refuser intégralement l’héritage pour renoncer aux dettes
  • Opter pour une troisième voie: l’acceptation à concurrence de l’actif net
  • La procédure à respecter pour choisir l’acceptation à concurrence de l’actif net

Accepter purement et simplement la succession de votre proche défunt

Un héritage est total. Quand vous l’acceptez, vous prenez l’actif et le passif , sans distinction. Dans cette situation, vous décidez de prendre en charge tous les droits et obligations liés à la succession, sans réserve. Il est recommandé de le faire uniquement si vous connaissez bien le défunt et sa situation financière à l’heure de son décès.

Refuser intégralement l’héritage pour renoncer aux dettes

Lorsque vous êtes en situation d’hériter, vous pouvez choisir de renoncer à l’héritage. Cette décision peut sembler étonnante mais vous pouvez être amené à la considérer si la situation financière du défunt était instable. Ainsi, vous vous protégez si les dettes excèdent la valeur des actifs ou si vous ne souhaitez pas assumer la responsabilité financière associée à la succession. Toutefois, lorsque vous renoncez aux dettes de l’héritage, vous renoncez aussi aux actifs, c’est-à-dire aux sommes et aux biens transmis.

Opter pour une troisième voie: l’acceptation à concurrence de l’actif net

Quand vous êtes héritier d’un défunt ayant contracté des dettes, vous pouvez opter pour une solution dite «l’acceptation à concurrence de l’actif net». Il s’agit d’une disposition légale permettant aux héritiers de recevoir la succession, tout en limitant leur responsabilité aux actifs du défunt. Ainsi, si le passif est supérieur à l’actif (si les dettes sont supérieures aux profits), vous n’êtes pas obligé de le payer en puisant dans votre épargne. Cette solution présente un autre avantage: elle vous permet de percevoir une partie de l’héritage, même si celui-ci est grevé de dettes.

La procédure à respecter pour choisir l’acceptation à concurrence de l’actif net

Pour choisir l’acception à concurrence de l’actif net lorsque vous êtes héritier d’une succession, vous devez:

  • Faire une déclaration au greffe du Tribunal de Grande Instance auquel le domicile du défunt est rattaché, pour informer les créanciers,
  • Établir un inventaire complet du patrimoine du défunt. Cette demande peut être effectuée auprès d’un commissaire-priseur judiciaire ou d’un notaire. Ce dernier évalue les actifs et les passifs de la succession pour déterminer si le montant des dettes dépasse la valeur des biens légués.

À savoir

L’inventaire doit être déposé au greffe du tribunal dans les 2 mois suivant votre déclaration d’acceptation. Un délai peut vous être accordé si l’évaluation de l’actif et du passif est difficile à déterminer. Cela doit être précisé avant les deux mois. Une fois ce délai dépassé, l’administration considère votre acceptation pure et simple de l’héritage. Il est impossible de revenir en arrière pour modifier votre choix.

Renoncer à une succession: un choix non définitif!

Contrairement à une acceptation, le renoncement à une succession n’est pas définitif. Vous pouvez revenir sur votre choix pendant une période de 10 ans à compter de l’ouverture de la succession. Le délai vous permet de peser le pour et le contre, notamment si vous êtes le seul héritier à pouvoir accepter. En effet, vous pouvez changer d’avis et revenir sur votre choix de refuser une succession mais cela vaut uniquement si aucun autre héritier ne l’a acceptée (article 807 du Code civil).

0 commentaire
Signaler le commentaire Fermer
A lire aussi
  • À 62 ans, Jean-Pierre et Isabelle préparent la transmission de leur patrimoine: donations et démembrement pour aider leurs descendants, se protéger et alléger la fiscalité successorale. ( crédit photo : Getty Images/Westend61 )
    information fournie par Le Particulier 26.04.2026 08:00 

    À 62 ans, Jean-Pierre et son épouse Isabelle commencent à réfléchir à la transmission de leur patrimoine. Entre enfants et petits-enfants, il s’agit de soutenir les projets des générations suivantes, tout en préservant leur sécurité financière et en optimisant ... Lire la suite

  • Quand appartement loué, locataire qui ne règle plus ses loyers et succession  ne font pas forcément bon ménage ( Crédits photo: Shutterstock)
    information fournie par Mingzi 23.04.2026 08:22 

    Un parent décédé, un locataire qui cesse de payer, et des héritiers qui s'interrogent : faut-il attendre l'accord de toute la famille pour réagir ? Imaginons une situation familiale que beaucoup connaissent : un parent disparaît, laissant plusieurs enfants héritiers. ... Lire la suite

  • En désaccord sur la maison héritée en Vendée, Claire, Julien et Marc doivent trouver, avec un cadre juridique adapté, une issue à l’indivision pour préserver la paix familiale. ( crédit photo : Getty Images/iStockphoto )
    information fournie par Le Particulier 12.04.2026 08:00 

    Au décès de leur père, Claire, Julien et Marc ont hérité de la maison familiale en Vendée. Cependant, divergences d’usage et difficultés financières ont transformé ce patrimoine en source de conflits. Leur situation semble bloquée. Rachat de parts, échange avec ... Lire la suite

  • Crédit photo : 123RF
    information fournie par Mingzi 10.04.2026 08:26 

    Pendant vingt ans, une héritière encaisse seule les loyers d'un immeuble familial sans en reverser un centime aux autres. Jusqu'où peut aller la sanction ? Tout commence avec le décès, en 1986, d'un homme laissant derrière lui une fille et plusieurs petits-enfants. ... Lire la suite

Pages les plus populaires