Location meublée : pourquoi ce mode de location séduit les propriétaires bailleurs / iStock.com - mapo
Un niveau de loyer qui peut améliorer la rentabilité
La location meublée consiste à proposer un logement équipé du mobilier et des équipements nécessaires à la vie quotidienne du locataire. Pour un investisseur, ce mode de location présente d’abord un intérêt économique. En effet, à logement comparable, le loyer peut être en moyenne 20 % supérieur à celui d’une location vide. Cette différence peut améliorer la rentabilité du bien, notamment pour les petites surfaces comme les studios et les T1, qui répondent à une demande importante dans les villes étudiantes ou les bassins d’emploi. Mais le calcul ne doit pas s’arrêter au montant du loyer. L’achat du mobilier, son entretien et son renouvellement représentent des dépenses supplémentaires à intégrer, tout comme le risque de vacance locative.
Une fiscalité qui distingue la location meublée de la location vide
La location meublée bénéficie d’un régime fiscal spécifique. Les loyers perçus sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), alors que ceux d’une location vide relèvent des revenus fonciers. Pour une location meublée d’habitation, le régime micro-BIC est accessible lorsque les recettes annuelles ne dépassent pas 77 700 euros. Il prévoit un abattement forfaitaire de 50 %. L’investisseur peut également opter pour le régime réel, qui permet notamment de déduire certaines charges et de pratiquer des amortissements sur le bien et le mobilier. Le choix dépend donc du projet et de ses caractéristiques. Le niveau des recettes, les charges supportées et la rentabilité attendue doivent également être pris en compte avant de choisir son régime d’imposition.
En 2026, les meublés de tourisme sont moins favorisés
Attention, en 2026, les règles ont évolué pour les meublés de tourisme. Il s’agit de logements proposés à une clientèle de passage, à la journée, à la semaine ou au mois, pour une durée qui ne peut pas dépasser 90 jours consécutifs pour un même client. Ils peuvent être classés ou non selon une procédure prévue par le Code du tourisme. Cette distinction a désormais des conséquences fiscales importantes. Pour les revenus perçus en 2025 et déclarés en 2026, le plafond du régime micro-BIC est fixé à 15 000 euros pour un meublé de tourisme non classé, avec un abattement de 30 %. Pour un meublé classé, le plafond atteint 77 700 euros et l’abattement est de 50 %. Pour les revenus perçus en 2026 et déclarés en 2027, le plafond applicable aux meublés classés passera à 83 600 euros, tandis que celui des meublés non classés restera fixé à 15 000 euros. Au-delà de ces seuils, le régime réel s'applique. Pour un investisseur, ces nouvelles règles doivent donc être intégrées dès le calcul de rentabilité. En effet, le régime micro-BIC est notamment devenu moins favorable aux meublés de tourisme non classés, ce qui peut modifier l'intérêt économique d'un projet selon le niveau de recettes et les charges à prévoir.
Location classique ou touristique : un choix à faire avant d’investir
En 2026, l’intérêt de la location meublée dépend donc aussi du type de projet envisagé. La location meublée d’habitation, destinée à la résidence principale du locataire, conserve un cadre fiscal différent de celui des meublés de tourisme. Elle peut notamment constituer une solution pour les investisseurs qui privilégient la location à l’année. Le meublé de tourisme doit, de son côté, être étudié avec son cadre réglementaire renforcé.
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