Le château de Yaucourt-Bussus date de 1633. (Crédit photo: antoine fleitz - Wikimedia Commons)
Après trois années de péripéties, le château de Yaucourt-Bussus a enfin été vendu aux enchères pour 400.000 euros. L'actuel propriétaire compte toutefois le récupérer.
C'est une histoire pleine de rebondissements. Le château de Yaucourt-Bussus, connu pour son passage dans l'émission de TFI «Bienvenue chez nous» , aurait dû être vendu aux enchères il y a plus de trois ans. Le 19 avril 2022, le bien en briques, de 500 m², érigé dans la Somme (80) a été vendu au tribunal judiciaire d'Amiens pour 312.000 euros alors qu'il était mis à prix 200.000 euros. Une déclaration de surenchère a été déposée dans ce délai de 10 jours après l'adjudication. La nouvelle vente aux enchères , fixée au 5 juillet 2022, devait être la dernière puisque aucune surenchère ne pouvait être reçue sur cette deuxième adjudication.
Retournement de situation : le propriétaire, qui voulait absolument conserver son château de 6 chambres et 2 salles de bains, a déposé un référé suspension devant la Cour d'appel pour demander au juge d'empêcher l'exécution immédiate de cette décision qu'il considérait comme illégale. Il possède le château depuis 2007, et en a fait un lieu de réception avec chambres d'hôtes. Interrogé par Le Figaro sur ses motivations, le châtelain, Christian du Perray, se montrait discret mais avançait que « la première mise aux enchères n'aurait pas dû avoir lieu ». Le château a été vendu de force pour rembourser ses créanciers.
Mise à prix 342.000 euros
Le châtelain a obtenu l'annulation de la vente et l'interruption de la saisie du bien en janvier 2023. Il espérait relancer son activité pour éponger sa dette. Malgré cette première victoire, le propriétaire a été placé en liquidation judiciaire le 18 avril 2024. Le bien est revenu sur le marché. Il était proposé à la vente le 11 décembre avec une mise à prix de 343.200 €. C'est le montant de la surenchère d'avril 2022 qui a été retenu pour établir la mise à prix. Il a été adjugé 400.000 euros, soit près de 100.000 euros de plus que la dernière fois. Le profil de l'acquéreur n'est pas encore connu, à date. Cette vente sera-t-elle la dernière ? Le propriétaire ne compte pas abandonner la partie si facilement. Il va tenter un énième recours. Pas sûr que cette vente soit l'épilogue de la bataille judiciaire donc.

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