Aller au contenu principal
Fermer

Immobilier : cette stratégie d’épargne peut inspirer les jeunes qui veulent acheter tôt

information fournie par Biba Magazine 23/08/2026 à 17:00

Shutterstock

Shutterstock

Acheter tôt n’est pas qu’une question de revenus : la régularité et l’organisation de l’épargne peuvent aussi jouer un rôle déterminant.

Acheter son premier logement à 20 ans reste exceptionnel, surtout lorsque l’on débute à peine dans la vie active et que l’on dispose de revenus modestes. C’est pourtant le parcours raconté par Tia Cordery, une jeune Britannique devenue propriétaire très tôt sans, assure-t-elle, avoir bénéficié d’un héritage ou d’un soutien financier familial. Son expérience ne constitue évidemment pas une recette applicable à tous, tant l’accès au crédit dépend des revenus, du marché local et de la situation personnelle de chacun. Mais la méthode qu’elle dit avoir suivie repose sur un principe simple : transformer très tôt un projet immobilier lointain en objectif d’épargne concret.

Épargner peu, mais tôt : la méthode qu’elle a suivie pendant des années

La jeune femme explique avoir commencé à travailler dès l’adolescence, vers 13 ans, en multipliant les petits emplois rémunérés au salaire minimum. Ses revenus restaient faibles, mais ses charges étaient alors très limitées. Elle a donc choisi de profiter de cette période pour épargner une part importante de ce qu’elle gagnait, plutôt que d’attendre d’avoir un meilleur salaire. Là où beaucoup commencent à mettre de l’argent de côté une fois leur situation professionnelle stabilisée, elle a adopté la logique inverse : commencer avec de petites sommes, mais le plus tôt et le plus régulièrement possible.

Sa stratégie repose notamment sur la séparation de son épargne du reste de son argent. Au lieu de conserver les sommes destinées à son projet sur son compte courant, elle les transférait sur un compte dédié à son futur achat immobilier. Elle affirme sur son compte TikTok avoir réussi à y placer environ 400 dollars chaque mois, soit environ 340 euros, alors qu’elle gagnait autour de 8 dollars de l’heure, soit un peu moins de 7 euros. L’intérêt de cette organisation ne réside pas uniquement dans le montant épargné. Mettre l’argent à part permet aussi de matérialiser l’objectif et de réduire la tentation de puiser dans cette réserve pour financer des achats du quotidien.

Des sacrifices au quotidien pour avancer vers l’achat immobilier

Cette discipline implique cependant de faire des choix parfois difficiles. Tia Cordery raconte avoir considérablement limité les sorties et les dépenses qu’elle jugeait non indispensables. Une attitude que certains de ses proches comprenaient mal à l’époque. « Je me souviens qu’à cette époque, les gens que je fréquentais me traitaient d’avare, disant que j’étais radine », explique-t-elle. Elle refusait régulièrement des sorties parce qu’elle préférait préserver son épargne. L’enjeu n’était donc pas seulement de gagner de l’argent, mais de déterminer à l’avance la part qu’elle acceptait de consacrer aux loisirs et celle qu’elle souhaitait réserver à son projet.

Ce parcours met surtout en lumière l’intérêt d’une épargne régulière lorsque l’achat d’un logement constitue un objectif à moyen ou long terme. Pour un jeune actif, réunir immédiatement plusieurs dizaines de milliers d’euros peut sembler inaccessible. Découper cet objectif en versements mensuels rend toutefois l’effort plus lisible. Une somme mise de côté automatiquement à chaque salaire peut progressivement constituer un apport personnel. Celui-ci ne garantit pas l’obtention d’un prêt, mais il peut renforcer un dossier auprès d’une banque en montrant une capacité à épargner et en réduisant le montant qu’il faudra emprunter.

Pas de recette miracle, mais une habitude qui peut faire la différence

Il convient néanmoins de replacer l’expérience de la jeune Britannique dans son contexte. Une personne vivant encore chez ses parents et supportant très peu de dépenses fixes dispose d’une marge d’épargne sans commune mesure avec celle d’un jeune qui doit déjà payer un loyer, ses factures, ses transports et son alimentation. Les prix immobiliers varient aussi énormément selon les villes et les pays. L’enseignement à retenir n’est donc pas qu’il faudrait renoncer systématiquement à ses loisirs pour acheter une maison à 20 ans, mais plutôt qu’un projet préparé longtemps en amont peut devenir plus réaliste.

Aujourd’hui devenue agent immobilier, Tia Cordery utilise son expérience pour encourager les jeunes à réfléchir tôt à leurs objectifs financiers. Sa principale recommandation reste de commencer à épargner dès que possible, même lorsque les revenus sont encore modestes. Pour ceux qui souhaitent devenir propriétaires rapidement, l’enjeu consiste surtout à donner une destination précise à leur épargne, à automatiser autant que possible les versements et à adapter leur niveau de dépenses à leur priorité. Il n’existe pas d’astuce permettant d’effacer les obstacles à l’achat immobilier, mais la régularité peut faire une différence considérable lorsqu’elle s’inscrit sur plusieurs années.

0 commentaire
Signaler le commentaire Fermer
A lire aussi
Pages les plus populaires