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Les crématoriums animaliers se multiplient en France
information fournie par Le Figaro 01/02/2022 à 06:00

Signe des évolutions de la société, de nouvelles installations permettent aux familles d’assister à la crémation de leur animal de compagnie. Présentation d’un projet en région lyonnaise.

Alors que la pratique de la crémation s’est installée dans les esprits (elle représentait 36% en 2017 et devrait dépasser l’inhumation à moyen terme selon les spécialistes), l’idée avance pour les animaux de compagnie. La preuve? Les projets de crématoriums animaliers se multiplient sur le territoire national. C’est ainsi que le groupe d’immobilier d’entreprise em2c s’apprête à réaliser pour le compte de la société Seleste, challenger du marché des services funéraires animaliers, le premier équipement de ce type en région lyonnaise, à Saint-Laurent de Mure.

Seleste qui exploite déjà un cimetière et un crématorium en région parisienne, un crématorium en région bordelaise (à Cadaujac) et vient d’obtenir une autorisation pour une installation à proximité de Nantes (à Héric) prévoit la création d’une vingtaine de centres funéraires animaliers en France. Jusqu’à présent sur les 1,6 million d’animaux familiers qui décèdent chaque année, moins de la moitié font l’objet d’une crémation (environ 750.000), les autres terminant à l’équarrissage. Mais entre préoccupations sanitaires et meilleure prise en compte du bien-être animal, la crémation devrait continuer à se développer tout en offrant un vrai service aux familles et pas seulement un équipement «technique».

Un cocon pour les familles

Le site Saint-Laurent de Mure devrait ainsi se déployer sur 8500 m² de terrain dans une ZAC, avec un bâtiment de 1700 m². La majorité (783 m²) reste dédiée aux process (Chambre froides, fours, stockage...) avec notamment l’un des quatre fours d’incinération qui sera prévu pour les grands animaux, de type équidés. Par ailleurs, plus de 500 m² seront réservés à l’accueil des visiteurs avec des espaces familles pour un moment de recueillement. Par ailleurs, un espace extérieur avec une stèle doit permettre à ceux qui le souhaitent d’y répandre les cendres de leur animal de compagnie.

C’est la jeune agence d’architecture Ronan Prineau qui a travaillé sur ce projet après avoir déjà réalisé un crématorium «humain» à Challans . Qu’est-ce qui différencie les deux dans l’organisation de l’espace? «Il y a une volonté de l’opérateur d’apporter du service aux familles, souligne Ronan Prineau. Mais la grande différence avec un crématorium classique qui doit pouvoir recevoir de grandes assemblées, c’est que les salles de recueil pour les animaux sont conçues comme de petits cocons, quelque chose de très intime. On n’y reçoit que les très proches, généralement parents et enfants.» Par ailleurs, comme cela se fait désormais pour les humains, pas question de suivre la crémation à distance ou par écran interposé, les salons ont tous une vue directe sur la partie technique pour pouvoir assister à l’introduction du cercueil dans le four.

«C’est important de proposer une architecture soignée pour ne pas avoir des locaux purement techniques, souligne Julien Hanoka, directeur général de Seleste. Il faut accueillir les familles, se préoccuper côté végétal du site et se situer à proximité des grands centres urbains pour que nos clients n’aient pas trop à se déplacer.» La société propose aussi bien des crémations individuelles auxquelles les proches assistent que des crémations partagées sans que les maîtres soient là avec une dispersion des cendres dans un Jardin du souvenir. À en croire la plaquette du site de la société, les tarifs vont de 90 à 250 euros (hors options du type prise en charge à domicile ou urne pou les cendres...).

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