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Les 3 meilleures universités françaises
information fournie par Le Particulier pour BoursoraMag25/10/2021 à 08:30
Temps de lecture: 4 min

Si les universités anglo-saxonnes dominent le classement de Shanghai, les établissements français confirment leurs bons résultats crédit photo : Getty images

Si les universités anglo-saxonnes dominent le classement de Shanghai, les établissements français confirment leurs bons résultats crédit photo : Getty images

La France gagne des places dans les classements universitaires mondiaux. Le pays reste toutefois loin derrière les Britanniques et les Américains. Mais à l’échelle européenne, les établissements de l’Hexagone parviennent à se faire une place dans le top 10 des meilleures facs du Vieux Continent.

Paris-Saclay dans le top 20

Des progrès remarquables. C’est la conclusion que l’on peut tirer du secteur universitaire français en se référant aux classements mondiaux qui font autorité. Petit à petit, l’Hexagone gagne des places même si les Américains et les Britanniques trustent le podium de ces palmarès internationaux. Ainsi, selon le classement de Shanghai des universités publiées en août 2021, Harvard arrive à la 1ère place suivie de Stanford et Cambridge. La première université française n’arrive qu’à la 13e position. Il s’agit de l‘Université Paris-Saclay qui regroupe depuis 2020 l’ancienne université Paris-Sud ainsi que l’École normale supérieure Paris-Saclay, Centrale Supélec, l’Institut d’Optique et AgroParisTech.

La force de l’établissement? Ses capacités de pointe en matière de sciences et ingénieries, de sciences de la vie, de santé, de sciences sociales et d’humanités. Paris-Saclay rassemble 275 laboratoires dont le CEA (Le Commissariat à l‘Energie Atomique), le CNRS (Le Centre National de la Recherche Scientifique) ou l’IHES (L’Institut des Hautes Etudes Scientifiques). À elle seule, l’université représente 13% du potentiel de recherche français concentré dans un écrin de verdure. Les étudiants profitent d’un territoire exceptionnel, classé, composé de 4552 hectares agricoles et forestiers préservés, avec rivières et cours d’eau (l’Yvette, l’Orge, le Rouillon…).

Pour trouver d’autres établissements hexagonaux, il faut attendre la 35e place du classement pour trouver une autre université française, le groupement Sorbonne Université qui, depuis 2018, rassemble Paris-Sorbonne (Paris-IV) et Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI). Cet assemblage rassemble le meilleur des Lettres, de la Médecine et des Sciences & ingénierie. L’université mise d’ailleurs sur la transversalité des différentes disciplines pour innover en faisant travailler des climatologues avec des géographes ou encore des roboticiens avec des sociologues et des médecins, le tout dans le prestigieux bâtiment de la Sorbonne historique dans le 5ème arrondissement.

Le troisième pôle universitaire français à apparaître dans le classement de Shanghai obtient la 38e place. Il s’agit de l’Université PSL. Elle regroupe depuis 2019 sous le statut d‘établissement public expérimental l’université Paris-Dauphine, l’École nationale supérieure de Paris, l’École nationale supérieure de chimie de Paris, l’École des mines ou encore l’École des chartes. Ce groupement fait la part belle aux entrepreneurs. 24 espaces de PSL accueillent et accompagnent les Étudiants- Entrepreneurs dans leur projet de start-up et près de 50 jeunes pousses sont lancées chaque année par l’université. PSL propose ainsi à ses jeunes 3 espaces de coworking, 3 FabLab/CréaLab avec ateliers de prototypage et 2 incubateurs à destination des porteurs de projets.

Des classements aux critères multiples

Si les résultats peuvent ne pas sembler à la hauteur, ils sont à nuancer. Le classement de Shanghai est réalisé depuis 2003 par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy. Pour établir le palmarès, l’organisme prend en compte le nombre de Nobel et médailles Fields parmi les étudiants diplômés et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline ou le nombre de publications dans les revues Science et Nature. Ces critères favorisent grandement les établissements anglo-saxons, ce qui fait dire à Sylvie Retailleau, présidente de Paris-Saclay, dans un communiqué que ce «classement n‘est pas une fin en soi, mais il permet de porter un nouveau regard sur l’enseignement supérieur français, et c’est ainsi un levier pour attirer de nouveaux talents, mettre en valeur nos équipes académiques».

La France 7ème pays sur le plan universitaire

De plus, la position de la France dans le monde universitaire varie selon les classements. Ainsi, le très respecté Times Higher Education (THE) place la France à la 7e position des nations dans le monde sur le plan universitaire. Une nouvelle dont la ministre de l‘Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, se réjouit dans un communiqué: «Après le classement général de Shanghai 2021, le classement THE vient confirmer la progression de nos universités dans la comparaison internationale». Là, le classement est réalisé en fonction de 13 indicateurs répartis en 5 catégories: l’enseignement, la recherche, le transfert de connaissances et l’influence de la recherche, l’ouverture internationale et l’innovation. Si les universités britanniques et américaines sont toujours dans le top 10, la France progresse d’années en années. PLS obtient ainsi la 40e place, le plus haut rang jamais atteint par une université française depuis l’existence du THE. L’institut Polytechnique de Paris fait lui une entrée remarquée à la 95 ème place juste derrière la Sorbonne université qui obtient la 88ème place. Précisons néanmoins que la France, comme la Belgique, fait partie des pays de l’Union européenne qui pratique des frais universitaires peu élevés pour les étudiants nationaux. Les frais de scolarité vont de 260 à 836 euros pour le premier cycle et les montants des bourses vont jusqu’à 5.000 euros par année.

En Europe, quelles sont les meilleures universités?

Où faut-il aller en Europe pour profiter de la meilleure université? C’est ce que tente d’établir chaque année le classement mondial des universités QS publié par Quacquarelli Symonds. Si les trois premiers établissements demeurent britanniques (Oxford, Cambridge, Imperial College London), la Suisse arrive à la 4e et 6e position avec respectivement l’ETH Zurich - Swiss Federal Institute of Technology et l’EPFL. Les Belges, avec l’UCL ravissent la 5e place et il faut attendre la 10e position pour voir un établissement français (PSL). Sur les dix meilleures universités européennes, 6 sont britanniques.

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