Raphaël Glucksmann le 11 octobre 2026 à Paris ( AFP / ROMAIN PERROCHEAU )
Le candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann a appelé lundi à une réponse "extrêmement ferme" des autorités face aux violences sinon "la bénéficiaire du chaos sera Marine Le Pen" à laquelle Jean-Luc Mélenchon "aura servi de marchepied", a-t-il accusé.
"On doit montrer que l'Etat de droit n'est pas la faiblesse, que la République n'est pas l'impuissance", a affirmé le candidat social-démocrate sur RTL après les violences du week-end.
"Nous avons des bandes qui opèrent sans problème au cœur de nos villes. Comment on explique qu'il y ait si peu d'effectifs (de police) sur le terrain ? Comment on explique qu'il y ait ce sentiment d'impunité ? Il va falloir agir de manière extrêmement ferme, il ne faut pas avoir la main qui tremble", a-t-il martelé.
"Il faut que ceux qui ont été identifiés soient recherchés, qu'on aille les traquer, qu'on aille les chercher chez eux, qu'ils répondent de leurs actes devant la justice", a-t-il insisté.
Il a accusé Jean-Luc Mélenchon d'être "le marchepied de l'extrême droite" en étant "incapable de condamner clairement" ces violences et en "ayant misé sur le chaos depuis des années".
"Parce que qui va bénéficier de ce chaos sinon Mme Le Pen ? Il n'y aura pas de révolution. Par contre, ce qu'il y aura, c'est une aspiration tellement profonde à l'ordre qu'on risque de perdre l'Etat de droit et la démocratie", a-t-il prévenu.
Il a également déploré qu'Emmanuel Macron, dans son allocution dimanche soir, ait "commenté son impuissance qui est celle de l'État aussi".
"Quand le président de la République prend la parole, il faut qu'il ait quelque chose à nous annoncer pour répondre aux demandes politiques de ces centaines de milliers de manifestants" ainsi "qu'aux lycéens qui ont des revendications depuis des semaines", a-t-il jugé.

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