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Violences faites aux enfants: le collectif SOS périscolaire satisfait de son rendez-vous à l'Elysée
information fournie par AFP 16/03/2026 à 12:53

Le collectif SOS Périscolaire, qui recueille des témoignages de violences sexuelles et maltraitance subies par les enfants dans le périscolaire, satisfait de son rendez-vous à l'Elysée ( AFP / MARTIN BUREAU )

Le collectif SOS Périscolaire, qui recueille des témoignages de violences sexuelles et maltraitance subies par les enfants dans le périscolaire, satisfait de son rendez-vous à l'Elysée ( AFP / MARTIN BUREAU )

"Un angle mort" qui "nécessite des mesures nationales": le collectif SOS Périscolaire, qui recueille des témoignages de violences sexuelles et maltraitance subies par les enfants dans le périscolaire, s'est dit satisfait de son rendez-vous lundi à l'Elysée.

"Le rendez-vous a été très positif, nos dossiers ont été étudiés, une réunion de travail concrète à laquelle on participera va avoir lieu dans les semaines à venir", a indiqué à l'AFP Elisabeth Guthmann, co-fondatrice du collectif SOS Périscolaire, qui centralise depuis quatre ans les signalements des parents.

Le gouvernement nous rejoint "sur le constat que le périscolaire est l'angle mort des violences faites aux enfants et qu'il nécessite des mesures nationales, fortes et concrètes", a ajouté Anne, l'autre co-fondatrice du collectif.

Ses membres ont été reçus par deux conseillers d'Emmanuel Macron. Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, doit les recevoir dans l'après-midi, ont-ils ajouté.

Le collectif appelle à "reprofessionnaliser toute la filière avec tout ce qui existe dans tous les autres métiers", soit des critères de recrutement, des contrôles et des sanctions.

Il demande également la création d'une commission indépendante pour faire un état des lieux sur le périscolaire, à l'image de la Ciivise, la Commission dédiée aux violences sexuelles faites aux enfants.

Le secteur du périscolaire est éclaboussé depuis plusieurs mois par une série de signalements de violences et d'agressions sexuelles, notamment à Paris, qui ont mis en lumière des failles dans le recrutement et dans la gestion des alertes.

A la suite de ces révélations, la Ville de Paris a annoncé mi-novembre un plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux enfants dans les écoles, avec notamment un renforcement de la formation des animateurs.

Mais ces actions sont jugées insuffisantes par de nombreuses familles qui se disent démunies, certaines dénonçant un "mur du silence" tant des autorités politiques que judiciaires.

Au-delà de Paris, où la question s'est invitée dans la campagne des municipales, d'autres cas de violences subies dans le cadre du périscolaire ont également été signalés en région.

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