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Venezuela: "libérez les salaires" réclament des manifestants sous haute surveillance policière
information fournie par Boursorama avec AFP 13/03/2026 à 08:29

Caracas, le 12 mars 2026. ( AFP / JUAN BARRETO )

Caracas, le 12 mars 2026. ( AFP / JUAN BARRETO )

Quelque 500 personnes ont manifesté jeudi à Caracas sous haute surveillance policière pour réclamer des augmentations de salaires, alors que la libéralisation des secteurs pétroliers et miniers sous pression de Washingtion après la capture du président Nicolas Maduro suscite des attentes dans le pays.

Le très faible revenu moyen, entre 100 et 300 dollars, est bien en-deçà des 700 dollars qui sont, selon des estimations, nécessaires pour couvrir le panier alimentaire de base.

Le salaire minium tourne autour de 30 centimes de dollar mensuel, plus des primes obligatoires qui constituent la plus grande partie du revenu. Il n'a pas été augmenté depuis quatre ans alors que l'inflation a été de 475% en 2025, selon la Banque centrale.

"Amnistie pour le salaire, libérez le salaire maintenant !", pouvait-on lire sur l'une des pancartes brandies devant l'Assemblée nationale, où a été adoptée une loi d'amnistie permettant la libération des prisonniers politiques.

Les manifestants sont parvenus jusqu'aux abords de l'Assemblée après avoir franchi plusieurs barrières de police. Des rangées d'agents des forces antiémeute étaient disposées partout autour de l'Assemblée.

"Les travailleurs n'ont-ils pas le droit de manifester pacifiquement ? N'avons-nous pas le droit d'élever la voix et d'occuper la rue dans l'exercice légitime de nos droits ? C'est un acte de sabotage, c'est un acte méprisable", a déclaré à l'AFP Jackeline Lopez, qui travaillait jusqu'en décembre comme employée du secteur public.

Le pouvoir avait aussi installé des estrades avec les portraits de Maduro et de son épouse sur le parcours de la marche. D'énormes haut-parleurs diffusaient à un volume assourdissant des chansons pro-pouvoir perturbant ou couvrant les slogans de la manifestation pour des "salaires dignes".

Des employés du gouvernement et des militants du pouvoir réclamaient eux le retour au Venezuela de Maduro et de son épouse.

Des protestations sur le thème des salaires ont eu lieu dans plusieurs autres endroits du pays, notamment à Barinas, terre natale du défunt président Hugo Chavez (1999-2013). Là, les manifestants ont notamment exhibé des pancartes écrites en anglais pour réclamer des hausses de salaires à Donald Trump, le président américain qui a affirmé qu'il gérait le pays.

"Salary increase now Venezuela" (Augmentation de salaire maintenant au Venezuela) et "Increase the pension now" (Augmentez la retraite maintenant) pouvait-on lire.

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