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Une fillette de 5 ans retrouvée morte à Blois, vraisemblablement tuée par son père
information fournie par AFP 22/09/2026 à 16:19
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La maison où une fillette de cinq ans a été retrouvée morte à Blois, le 22 septembre 2026 dans le Loir-et-Cher ( AFP / Alain JOCARD )

La maison où une fillette de cinq ans a été retrouvée morte à Blois, le 22 septembre 2026 dans le Loir-et-Cher ( AFP / Alain JOCARD )

Découverte macabre à Blois : une fillette de 5 ans a été retrouvée morte au domicile de son père, suspecté de l'avoir tuée avant de tenter de se donner la mort.

"L'hypothèse la plus probable est celle d'un infanticide, suivie d'une tentative de suicide", a expliqué le procureur de la République de Blois Stéphane Javet qui a ouvert une enquête.

Le père, âgé de 42 ans, a été retrouvé "dans un état médical critique". Il a tenté de se suicider "en s'infligeant plusieurs coups de couteau". Son corps présente "de nombreuses entailles", y compris sur la gorge, a précisé le magistrat. Son pronostic vital n'est toutefois "pas engagé".

Le quadragénaire est hospitalisé au Centre hospitalier de Blois, a précisé M. Javet. Son état de santé ne lui "permet pas pour l'heure" d'être entendu par les enquêteurs. Son placement en garde à vue sera réalisé "dès que cela sera médicalement possible", a ajouté le magistrat.

La mère et la grand-mère de l'enfant ont été prises en charge par un service médico-psychologique.

Parents séparés

Les parents, séparés depuis 2024, entretenaient "des rapports difficiles", toujours selon le procureur.

En raison de ce "conflit familial aigu", une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) avait été décidée par un juge des enfants. Une telle mesure est ordonnée lorsque la santé, la sécurité ou l'éducation d'un mineur sont mises en danger. Elle permet d'accompagner la famille sans retirer l'enfant de son domicile.

Un scellé de police sur la porte de la maison où une fillette de cinq ans a été retrouvée morte à Blois, le 22 septembre 2026 dans le Loir-et-Cher ( AFP / Alain JOCARD )

Un scellé de police sur la porte de la maison où une fillette de cinq ans a été retrouvée morte à Blois, le 22 septembre 2026 dans le Loir-et-Cher ( AFP / Alain JOCARD )

Le père a été condamné en 2025 à six mois d'emprisonnement avec sursis pour des appels téléphoniques malveillants à l'encontre de son ex-conjointe, mère de l'enfant décédée, d'après la même source.

Prévenue par l'école de l'absence de sa fille, la mère avait appelé les forces de l'ordre qui se sont rendues au domicile du père lundi en fin de journée. Les enquêteurs avaient repéré sa présence en localisant sa ligne téléphonique.

Il était censé déposer l'enfant en classe lundi matin après avoir passé le week-end avec elle, a expliqué à l'AFP le procureur de Blois.

Circonstances inconnues

Sans réponse, les policiers "qui ont été très réactifs" ont pénétré dans la maison par une fenêtre et y "ont trouvé la fillette décédée et le père, dans un état médical critique", avec une arme blanche à proximité.

Les circonstances du décès de l'enfant ne sont pas encore connues. Une autopsie réalisée mardi après-midi doit permettre de faire avancer l'enquête, selon le procureur qui s'est rendu sur place jusqu'à minuit lundi soir. Il a précisé que le corps de la fillette ne présentait pas "de lésions apparentes".

Dans ce quartier résidentiel dans le sud de Blois, une voisine, Isabelle, 55 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, s'est dite "sous le choc".

"Je revois la petite fille devant la porte qui joue. Je n'imaginais pas qu'il pouvait faire ça, il disait qu'il aimait sa petite princesse", a expliqué cette mère de famille de trois enfants.

"On lui conseillait d'avancer, de faire le mieux pour la petite. Elle (la mère, ndlr) l'a quitté y a deux ans mais ils étaient en conflit, mon fils les entendait par la fenêtre. Pour moi, il a voulu faire souffrir la maman. On n'a rien entendu", a-t-elle ajouté, très émue.

Sur les fenêtres et la porte, dont celle qui a été défoncée par les policiers, plusieurs scellés étaient visibles mardi. Une fleur a aussi été déposée sur le rebord d'une fenêtre, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous sommes dans une phase de recueil d'informations, nous cherchons maintenant à comprendre les raisons d'un passage à l'acte", a souligné Stéphane Javet.

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