Les images présentées par Pyongyang suggèrent que les projectiles lancés dimanche 20 septembre présentent des caractéristiques hypersoniques, les rendant plus difficiles à intercepter. Ces affirmations sont toutefois mises en doute par Séoul, qui rappelle à la prudence.
Kim Jong Un, à Pékin, le 3 septembre 2025 ( POOL / ALEXANDER KAZAKOV )
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a supervisé dimanche 20 septembre l'essai d'une arme "d'un nouveau type", a fait savoir l'agence officielle d'information mardi sans plus de précisions, après le tir de missiles en mer du Japon repéré par les pays voisins.
Dimanche, la Corée du Sud et le Japon avaient fait état du lancement par le Nord à quelques heures d'intervalle de deux missiles balistiques de courte portée. Séoul avait dénoncé un "acte grave" et Tokyo avait adressé à Pyongyang une "vive protestation". D'après KCNA, l'autorité nord-coréenne chargée de son programme de missiles a "testé avec succès un nouveau type d'arme" dimanche en présence du numéro un Kim Jong Un. Pyongyang n'a pas fourni d'informations plus précises sur ses caractéristiques.
Quel crédit accorder aux données visualisées par Kim Jong Un?
Le dirigeant a salué le tir, y voyant "sans aucun doute une démonstration frappante d'une technologie de défense ultra-moderne", de même source. La semaine précédente, déjà, la Corée du Nord avait tiré des missiles balistiques vers la mer du Japon, dans le cadre d'un "exercice d'attaque de puissance de feu", avait indiqué l'agence KCNA.
Selon plusieurs médias, les données visibles sur l'écran observé par Kim Jong Un faisaient état d'une vitesse de 2.146 mètres par seconde, soit environ Mach 6,3 (Les armes hypersoniques sont conçues pour dépasser cinq fois la vitesse du son, ndlr). L'armée sud-coréenne a indiqué analyser ces données, ajoutant qu'elles ne pouvaient être considérées comme "fiables à 100%".
Corée du Nord et Corée du Sud restent techniquement en guerre, car leur conflit de 1950-1953 s'est achevé par un armistice et non par un traité de paix. Le statut de puissance nucléaire de la Corée du Nord, qui a effectué son premier essai nucléaire en 2006 et a développé depuis une large gamme de missiles balistiques, est inscrit dans sa constitution depuis 2023. Samedi, Pyongyang a balayé une résolution de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) condamnant le développement de son programme nucléaire.
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