Le bilan annuel d'EDF révèle les grandes tendances de la production électrique française, avec le regain d'activité du pompage-turbinage. Ces stations de transfert d'énergie représentent une part importante du potentiel du parc hydroélectrique français.
La Station de Transfert d'Energie par Pompage (STEP) de Grand'Maison (Isère) est l’aménagement hydroélectrique le plus puissant de France (illustration) ( AFP / JEFF PACHOUD )
Pas à pas, les STEP se taillent leur part dans la production d'EDF. Selon les données communiquées par l'énergéticien français, les Stations de transfert d'énergie par pompage ont signé une année 2025 record, avec une production de 6 TWh, soit 400 gigawatt-heure (GWh) de plus que le record précédent de 2014.
Des batteries géantes cruciales pour la régulation du rapport offre/demande
Si ces chiffres restent à relativiser par la production nucléaire, qui alimentait en 2025 à hauteur de 60 à 70% la consommation électrique nationale, avec 373 térawattheure, les STEP remplissent un rôle stratégique dans l'équilibrage entre production et consommation.
Sortes de batteries de stockage géantes, ces sytèmes fonctionnent en circuit fermé avec une double retenue d’eau à des hauteurs différentes. Durant les périodes d'excédent d’énergie sur le réseau électrique, l’eau du bassin inférieur est pompée vers le bassin supérieur et lorsqu’il est nécessaire d’injecter de l’électricité sur le réseau, les vannes sont ouvertes pour créer une chute vers le bassin inférieur et faire tourner les turbines.
Grâce à leur fonction de stockage et à leur réactivité, les STEP contribuent ainsi à maintenir l’équilibre entre production et consommation sur le réseau, tout en apportant un concours précieux lors des pics de consommation, souligne EDF.
EDF exploite actuellement six stations de ce type. La plus puissante d'entre elle est installée sur le site de Grand'Maison, en Isère, pour une capacité de 1800 megawatts. La centrale peut être activée en quelques minutes et produire l'équivalent de la puissance de deux réacteurs nucléaires, indique EDF. Selon l'énergéticien, deux projets sont en cours de développement à l'horizon 2035, sur le site existant de Montézic (Aveyron), et à Saut-Mortier, dans le Jura, pour exploiter les capacités de la vallée de l'Ain.
Au global, la production hydroélectrique a reculé elle de 15,8% à 42,6 TWh en 2025, revenant à une année normale, généralement entre 40 et 42 TWh. Elle était de 50,6 TWh en 2024, une année exceptionnelle du fait d’une pluviométrie très abondante.
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