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Un nombre record de 129 journalistes tués en 2025, dont les deux tiers par Israël selon le Comité pour la protection des journalistes
information fournie par Reuters 25/02/2026 à 16:07

Une photojournaliste est traitée contre les gaz lacrymogènes lors d'une manifestation à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, dans le sud de la bande de Gaza

Une photojournaliste est traitée contre les gaz lacrymogènes lors d'une manifestation à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, dans le sud de la bande de Gaza

Un nombre record de 129 journalistes et professionnels ‌des médias ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions en 2025, dont les deux tiers par Israël, a déclaré ​mercredi le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Le nombre de journalistes tués dans le monde a atteint un record pour la deuxième année consécutive, après 124 décès recensés en 2024, dont les deux tiers également tués par Israël, relève l'organisation ​indépendante qui recense depuis plus de 30 ans les attaques contre la presse.

Israël a été responsable de la mort de 86 journalistes en 2025, principalement des Palestiniens ​à Gaza mais également au Yémen lors d'une frappe contre ⁠un centre médiatique houthi. Cette attaque a tué 31 employés du centre médiatique, soit la deuxième attaque contre ‌des journalistes la plus meurtrière jamais enregistrée par le CPJ.

Israël est également responsable de 81% des 47 assassinats ciblés de journalistes classés comme "meurtres" par l'organisation dans son rapport.

A Gaza, le nombre réel ​de journalistes tués est probablement plus élevé ‌en raison des restrictions d'accès qui rendent les vérifications plus difficiles.

L'armée israélienne n'a pas ⁠répondu à une demande de commentaires. Elle a déclaré par le passé que ses troupes à Gaza ne visaient que des combattants, mais que les opérations dans les zones de combat comportaient des risques inhérents.

Israël a reconnu avoir pris pour ⁠cible le centre médiatique au ‌Yémen en septembre, le décrivant à l'époque comme un organe de propagande des Houthis.

Dans plusieurs cas, ⁠l'Etat hébreu a reconnu avoir pris pour cible des journalistes à Gaza, qu'il disait liés au Hamas sans fournir ‌de preuves.

Les agences de presse internationales ont fermement nié que les reporters tués avec lesquelles elles travaillaient ⁠à Gaza aient eu des liens avec le Hamas.

Israël n'autorisant pas les journalistes étrangers ⁠à entrer dans l'enclave palestinienne, ‌tous les professionnels des médias tués à Gaza étaient palestiniens.

Parmi ces derniers figure Houssam al Masri, un caméraman qui travaillait ​pour Reuters, tué par des tirs israéliens en août alors ‌qu'il diffusait une vidéo en direct depuis l'hôpital Nasser de Gaza.

Selon le rapport du CPJ, "l'armée israélienne a désormais commis plus d'assassinats ciblés de journalistes que ​n'importe quelle autre armée gouvernementale répertoriée".

Au moins 104 des 129 journalistes tués sont morts dans le cadre de conflits, souligne le CPJ.

Outre Gaza et le Yémen, les pays les plus meurtriers pour les journalistes en 2025 ont été ⁠le Soudan, où neuf d'entre eux ont été tués, et le Mexique, où six ont trouvé la mort.

Quatre journalistes ukrainiens ont également été tués par les forces russes et trois journalistes sont morts aux Philippines.

La Russie nie avoir délibérément pris pour cible des journalistes et a accusé l'Ukraine de s'en prendre aux reporters russes, ce que Kyiv nie en retour.

L'ambassade de Russie à Washington n'a fait aucun commentaire sur le rapport du CPJ dans l'immédiat.

(Rédigé par David Brunnstrom ; version française ​Etienne Breban, édité par Kate Entringer)

4 commentaires

  • 17:27

    Un journaliste avec un fusil longue portée et un reflex... c'est un journaliste ou un sniper?


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