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Un cameraman de Reuters chargé et blessé par la police
information fournie par Reuters09/12/2020 à 10:42

UN CAMERAMAN DE REUTERS CHARGÉ ET BLESSÉ PAR LA POLICE

UN CAMERAMAN DE REUTERS CHARGÉ ET BLESSÉ PAR LA POLICE

PARIS (Reuters) - Un cameraman de Reuters filmant une manifestation qui s'est déroulée samedi dernier place de la République à Paris a été projeté au sol et blessé par un policier.

Une vidéo de l'incident réalisée par ce cameraman, Clotaire Achi, montre un petit groupe de manifestants immobiles, criant des slogans en direction de policiers en tenue anti-émeute positionnés sur la place quelques mètres plus loin.

Lors d'une charge de la police en direction des manifestants, un policier armé d'une matraque et d'un bouclier se dirige droit vers le cameraman de Reuters et le projette au sol, constate-t-on sur la vidéo.

Un arrêt de travail d'une semaine a été délivré par un médecin à Clotaire Achi, qui souffre de blessures à l'épaule et au bras droit.

Ce cameraman arborait un brassard sur lequel était écrit très distinctement, en lettres capitales, le mot "Presse".

Un porte-parole de Reuters a déclaré: "Nous condamnons fermement l'agression policière d'un journaliste de Reuters à Paris ce week-end et nous évoquerons cette question avec les autorités."

"Les journalistes doivent pouvoir faire leur travail de collecte de l'information dans l'intérêt du public sans crainte de harcèlement ou de subir des préjudices, où qu'ils soient", a-t-il ajouté.

Prié de commenter cet incident, un représentant de la préfecture de police de Paris a déclaré: "Toute personne s'estimant victime de violences par les forces de l'ordre peut utilement déposer plainte auprès des services compétents."

Cet incident est intervenu à l'occasion de la manifestation parisienne contre la proposition de loi dite de "sécurité globale", qui prévoit notamment de limiter la diffusion d'images des membres des forces de l'ordre.

De nombreux journalistes ont été blessés et directement ciblés par la police dans le monde alors qu'ils couvraient des manifestations, notamment aux Etats-Unis après la mort de George Floyd à Minneapolis.

Deux membres d'une équipe de télévision de Reuters ont été touchés par des balles en caoutchouc et blessés lors d'une manifestation à Minneapolis en mai dernier.

En France, le photographe indépendant Ameer al-Halbi a été blessé au visage après avoir reçu un coup de matraque de la part d'un policier lors d'une manifestation le 28 novembre dernier, selon l'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans Frontières (RSF).

Priée de commenter cet autre incident, la préfecture de police de Paris n'a pas fait de commentaire.

(Christian Lowe, avec la contribution de Jean-Michel Bélot)

24 commentaires

  • 10 décembre08:58

    Bon, le jour où vous n'aurez que des pages blanches dans les journaux et des écrans noirs sur vos télés..ne venez pas vous plaindre ! Que je sache l'Agence Reuters n'est pas connue pour être une officine black block!