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Macron, qui refuse d'évoquer un "génocide" en Ukraine, a parlé à Zelensky
information fournie par Reuters 14/04/2022 à 14:08

MACRON, QUI REFUSE D'ÉVOQUER UN "GÉNOCIDE" EN UKRAINE, A PARLÉ À ZELENSKY

MACRON, QUI REFUSE D'ÉVOQUER UN "GÉNOCIDE" EN UKRAINE, A PARLÉ À ZELENSKY

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a déclaré jeudi qu'il ne souhaitait pas entrer dans une "escalade verbale" au sujet des crimes de guerre commis par l'armée russe en Ukraine, refusant de parler de "génocide".

Déjà, mercredi, le président français s'était refusé à user de ce terme - utilisé par le président américain Joe Biden - pour décrire la situation en Ukraine.

"C'est une folie ce qui est en train de se passer, c'est d'une brutalité inouïe (...) mais je regarde en même temps les faits et je veux essayer au maximum de continuer à pouvoir arrêter cette guerre et à rebâtir la paix, donc je ne suis pas sûr que l'escalade des mots serve la cause", avait plaidé Emmanuel Macron.

Des propos jugés "très blessants" par le président ukrainien Volodimir Zelensky, qui avait précisé vouloir en discuter avec Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat français, qui est en campagne pour le second tour de l'élection présidentielle, a précisé jeudi sur France Bleu, en marge d'un déplacement électoral au Havre (Seine-Maritime), qu'il s'était entretenu au téléphone avec son homologue ukrainien dans la matinée et qu'il lui reparlerait jeudi soir.

"Ce n'est pas aider l'Ukraine, considérer l'Ukraine, leur apporter tout le soutien que de rentrer dans l'escalade verbale sans en tirer toutes les conséquences, et d'être dans une espèce de situation où les mots n'auraient plus de sens", s'est-il justifié.

"La France, depuis le premier jour, est au côté de l'Ukraine, la France est le pays qui a le plus, entre 2014 et 2020, aidé l'Ukraine à s'équiper pour se défendre, et de loin", a souligné Emmanuel Macron.

"Les mots ont un sens, et il faut être tous très prudents, parce que mon rôle est évidemment d'essayer de bâtir la paix (...) mais d'éviter à tout prix l'escalade et de protéger les Françaises et les Français contre une extension de la guerre", a-t-il répété.

"Le mot 'génocide' a un sens. Et le mot 'génocide' doit être qualifié par des juristes, pas par des politiques", a argumenté le chef de l'Etat.

"Si c'est un génocide, les Etats qui considèrent que c'est un génocide se doivent par les conventions internationales d'intervenir. Est-ce que c'est ce que les gens souhaitent? Je ne crois pas", a-t-il ajouté.

Mardi, lors d'un déplacement dans l'Iowa, le président américain a accusé Vladimir Poutine de "génocide" en Ukraine. "Oui, j'ai appelé cela un génocide", a-t-il dit à des journalistes, estimant que le président russe cherchait à "effacer l'idée même de pouvoir être un Ukrainien".

Le chef de la Maison blanche avait en outre jugé que les "preuves s'accumulaient" contre l'armée russe, notamment après les tueries de Boutcha.

(Rédigé par Matthieu Protard et Sophie Louet, édité par Tangi Salaün)

14 commentaires

  • 15 avril 09:11

    Ce qu'il disait le 4 avril, extrait bourso : Il a réaffirmé, comme il l'avait fait dimanche dans un tweet, être "extrêmement choqué" par "les scènes insoutenables" à Boutcha, qu'il faut condamner "avec la plus grande fermeté". "Il y a des indices aujourd'hui très clairs de crimes de guerre" et "il est à peu près établi que c'est l'armée russe", Aujourd'hui il ne faut plus en parler pour racoler quelques électeurs.


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