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Ukraine-Les chambres de torture à Kherson ont été "financées par l'État russe"-enquête
information fournie par Reuters 02/03/2023 à 12:13

par Anthony Deutsch

LA HAGUE, 2 mars (Reuters) - Le réseau d'au moins 20 chambres de torture découvertes dans la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, a été "planifié et directement financé par l'État russe", selon une enquête qui met en avant de nouveaux éléments.

L'équipe d'enquêteurs, envoyée par la Grande-Bretagne, l'Union européenne et les États-Unis, travaille avec les procureurs ukrainiens chargés des crimes de guerre dans le pays et à Kherson, depuis que la ville a été reprise aux forces russes en novembre après plus de huit mois d'occupation.

Le Kremlin n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

En janvier, les autorités ukrainiennes ont annoncé qu'environ 200 personnes auraient été torturées dans dix sites à Kherson. Des survivants ont raconté à Reuters avoir été torturés, notamment par des chocs électriques et des techniques de suffocation.

Le Kremlin et le ministère russe de la Défense n'ont alors pas répondu aux questions de Reuters, notamment sur les accusations de torture et de détentions illégales.

Moscou, qui dit mener une "opération militaire spéciale" en Ukraine, a constamment démenti avoir commis des crimes de guerre ou ciblé des civils.

Les enquêteurs, soutenus par des experts internationaux, aident les services du procureur général d'Ukraine à examiner plus de 71.000 rapports de crimes de guerre dans le pays depuis l'invasion du 24 février 2022.

"De nouvelles preuves recueillies à Kherson, récemment libéré, révèlent que les chambres de torture ont été planifiées et directement financées par l'État russe", a déclaré l'équipe, établie par l'avocat britannique Wayne Jordash, dans un communiqué.

Au moins 1.000 survivants des chambres de torture ont fourni des preuves aux enquêteurs et plus de 400 personnes ont été portées disparues à Kherson, dit le communiqué.

Selon l'enquête, les chambres de torture étaient gérées par différentes agences de sécurité russes, notamment le Service fédéral de sécurité (FSB), le FSB local de Kherson et l'administration pénitentiaire russe.

Reuters n'a pas été en mesure de vérifier ces accusations.

(Reportage Anthony Deutsch ; Version française Kate Entringer)

4 commentaires

  • 02 mars 13:41

    il faut être un fameux imb... pour ne pas comprendre ce que ça signifie. ça veut dire qu'elles n'ont pas été installées de façon improvisée par des soldats russes, mais planifiées et équipées en hommes et en matériel sur ordre du gouvernement russe. ce qui rend ce dernier directement coupable de crimes de guerre.


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