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Ukraine-La Russie lance une vaste attaque contre Kyiv
information fournie par Reuters 27/12/2025 à 21:28

(Actualisé avec Von der Leyen)

La Russie a lancé aux premières heures de samedi une vaste attaque aérienne contre Kyiv, à la veille d'une réunion qualifiée par Volodimir Zelensky de cruciale avec le président américain Donald Trump pour parvenir à mettre fin à la guerre en Ukraine.

Moscou a attaqué l'Ukraine avec près de 500 drones et 40 missiles dans la nuit, ciblant des infrastructures énergétiques et civiles, a déclaré le président ukrainien sur le réseau social sur X, appelant les États-Unis et l'Europe à faire davantage pression sur Moscou.

Les autorités locales ont fait état de deux morts dans la région de Kyiv et d'au moins 46 blessés dans la capitale même, dont deux enfants.

Ces frappes interviennent alors que le président ukrainien doit rencontrer dimanche son homologue américain, Donald Trump, en Floride afin de discuter des détails d'un accord pour mettre fin à la guerre.

"La Russie a montré aujourd'hui comment elle répond à des négociations pacifiques entre l'Ukraine et les Etats pour mettre fin à la guerre de la Ruuse contre l'Ukraine", a dit Volodimir Zelensky aux journalistes.

DES MILLIERS DE FOYERS PRIVÉS DE CHAUFFAGE

Des explosions ont retenti à Kyiv lorsque les unités de défense aérienne ukrainiennes sont entrées en action. L'armée a annoncé sur Telegram le déploiement de missiles. L'armée de l'air a indiqué que des drones russes visaient la capitale et des régions du nord-est et du sud du pays.

Des coupures de courant d'urgence ont été mises en place sur la rive gauche de Kyiv, a indiqué la compagnie d'électricité privée DTEK.

Un tiers de Kyiv est privé de chauffage après la vaste attaque russe menée dans la nuit, a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha.

"La seule réponse de la Russie aux efforts de paix consiste en des attaques brutales menées à l'aide de centaines de drones et de missiles contre Kyiv et d'autres villes et régions, a-t-il dénoncé sur X.

CONTRÔLE DES TERRITOIRES ET GARANTIES DE SÉCURITÉ

Volodimir Zelensky a fait étape samedi à Halifax, au Canada, où il a rencontré le Premier ministre Mark Carney, qui a déclaré que la paix "nécessitait la volonté de la Russie".

"La barbarie dont nous avons été témoins la nuit dernière, l'attaque contre Kyiv, montre combien il est important de se tenir aux côtés de l'Ukraine dans ces moments difficiles", a ajouté le chef du gouvernement canadien alors qu'il annonçait une nouvelle aide économique à l'Ukraine d'un montant de 2,5 milliards de dollars canadiens (1,55 milliards d'euros).

Le dirigeant ukrainien s'est ensuite entretenu, lors d'une conférence téléphonique, avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

"Nous saluons tous les efforts qui contribuent à la réalisation de notre objectif commun : une paix juste et durable qui préserve la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Et qui renforce les capacités du pays en matière de sécurité et de défense", a écrit Ursula von der Leyen sur le réseau social X à l'issue de l'entretien.

Volodimir Zelensky a déclaré au média américain Axios que les États-Unis avaient proposé un accord renouvelable de 15 ans sur des garanties de sécurité. Kyiv demande cependant un accord plus long comportant des dispositions juridiquement contraignantes pour se prémunir contre toute nouvelle agression russe.

De son côté, Donald Trump a déclaré au site Politico qu'il pensait que la rencontre avec son homologue ukrainien devrait bien se passer, mais qu'il "n’aura rien sans son accord".

"Donc on verra bien ce qu’il obtient", a ajouté le locataire de la Maison blanche.

Donald Trump, qui a parfois exprimé sa frustration face à la lenteur des progrès dans les négociations, avait précédemment indiqué qu'il rencontrerait Volodimir Zelensky s'il estimait qu'une avancée diplomatique significative était possible.

Le président ukrainien a présenté mercredi les principaux éléments d'un projet d'accord-cadre de paix en 20 points discuté avec les États-Unis, affirmant qu'il pourrait servir de base à de futurs accords visant à mettre fin à la guerre avec la Russie.

Les différentes parties doivent notamment discuter d'une proposition visant à établir une zone démilitarisée ou une "zone économique libre" dans la région du Donbass revendiquée par Moscou.

(Rédigé par Max Hunder et Ron Popeski, avec la contribution d'Alan Charlish et Lili Bayer ; version française Camille Raynaud et Kate Entringer)

6 commentaires

  • 28 décembre 17:47

    Macron, qui fait la chasse aux fake news, devrait se délecter devant une pareille ineptie. Malheureusement, elle entre dans la propagande étatique : c'est le monde à l'envers, il marche sur la tête. Le "fiasco", il est au niveau occidental, ce n'est plus la peine de baratiner, les jeux sont faits : l'occident est cuit, à la ramasse.


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