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Ukraine : dernier jour d'une trêve exceptionnelle à Olechky
information fournie par AFP 01/11/2026 à 14:38

Des habitants de Kherson dans le sud de l'Ukraine marchent dans la ville ravagée par les frappes russes, profitant d'une trêve circonscrite exceptionnelle entre Kiev et Moscou, le 31 octobre 2026 ( AFP / Roman PILIPEY )

Des habitants de Kherson dans le sud de l'Ukraine marchent dans la ville ravagée par les frappes russes, profitant d'une trêve circonscrite exceptionnelle entre Kiev et Moscou, le 31 octobre 2026 ( AFP / Roman PILIPEY )

La trêve qui a permis l'évacuation d'habitants d'Olechky, ville occupée par la Russie dans le sud de l'Ukraine, doit prendre fin dimanche soir, un répit exceptionnel mais circonscrit alors que Kiev et Moscou poursuivent par ailleurs leurs frappes.

Cette trêve qui a débuté mardi matin a permis l'évacuation des habitants qui le désiraient de cette ville située sur la ligne de front dans la région de Kherson, aux accès minés, sous le feu croisé des drones russes et ukrainiens, et en proie depuis des mois à de graves pénuries.

Il s'agit du plus long cessez-le-feu depuis le début de l'invasion russe à grande échelle de l'Ukraine déclenchée en février 2022. Ni Kiev ni Moscou n'ont fait état d'aucune violation de l'accord, à la différence d'autres cessez-le-feu partiels, notamment à l'occasion des Pâques orthodoxes.

Des habitants évacués d'Olechky, ville occupée par la Russie dans le sud de l'Ukraine, dans un bus à leur arrivée en territoire ukrainien, le 31 octobre 2026 ( AFP / Genya SAVILOV )

Des habitants évacués d'Olechky, ville occupée par la Russie dans le sud de l'Ukraine, dans un bus à leur arrivée en territoire ukrainien, le 31 octobre 2026 ( AFP / Genya SAVILOV )

Ce bref répit a également été une bouffée d'air pour les habitants de la ville proche de Kherson, qui vivent eux aussi sous les feux croisés des deux armées ennemies.

"Il faut en profiter pour avancer (...) nous préparons les rosiers pour qu'ils puissent survivre cet hiver", a raconté Volodymyr Omeltchenko, un jardinier de la ville, à l'AFP.

"Ca va être l'enfer"

Aucune des personnes rencontrées par l'AFP ne se fait cependant d'illusion : la guerre reprendra aussitôt le cessez-le-feu terminé - soit dimanche peu avant 23 heures locale.

"Ça va être l'enfer, encore pire qu'avant", prédit une source militaire locale, qui souhaite garder l'anonymat.

Les forces russes, positionnées sur l'autre rive du fleuve, ont profité du calme des derniers jours pour amasser de nouvelles troupes, acheminer des stocks de munition, et collecter des renseignements sur les positions ukrainiennes à l'aide de drones de surveillance, selon l'officier.

La Russie a par ailleurs continué ses frappes, notamment sur les infrastructures énergétiques de l'Ukraine déjà ravagées alors que s'approche l'hiver.

Un tram transporte des passagers à Kiev, capitale de l'Ukraine, en proie aux pannes de courants et délestages à cause des frappes russes, le 31 octobre 2026 ( AFP / Tetiana DZHAFAROVA )

Un tram transporte des passagers à Kiev, capitale de l'Ukraine, en proie aux pannes de courants et délestages à cause des frappes russes, le 31 octobre 2026 ( AFP / Tetiana DZHAFAROVA )

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé dimanche des frappes russes nocturnes sur les installations énergétiques de quatre régions du pays qui ont laissé "des centaines de milliers de familles sans électricité".

Selon le ministère de l'Énergie ukrainien, des pannes de courant causées par ces frappes russes affectent particulièrement les régions de Dnipropetrovsk et Kiev.

L’Ukraine continue également de viser la Russie et les territoires occupés.

Les autorités installées par Moscou dans la région occupée de Lougansk ont fait état de quatre morts dans des frappes de Kiev sur cette zone depuis samedi soir.

Les autorités russes ont également fait état de frappes ukrainiennes contre un site industriel dans la région de Nijni Novgorod, à l'ouest de Moscou.

Selon des médias ukrainiens, la raffinerie de Kstovo a été touchée, l'une des plus grandes raffineries du pays.

Les infrastructures de production et de transport de pétrole sont une cible fréquente de Kiev qui qualifie ces frappes de réponses à celles de Moscou et tente ainsi d'assécher une importante ressource financière de la Russie.

Le président américain Donald Trump a à plusieurs reprises exigé que Kiev cesse ces frappes, estimant qu'elles sont responsables de l'augmentation des prix du carburant. Les experts attribuent en revanche cette situation à la guerre au Moyen-Orient déclenchée par les États-Unis et Israël.

Les efforts diplomatiques sous médiation de Washington pour mettre fin à l'invasion russe en Ukraine sont pour l'instant à l'arrêt. Une rencontre trilatérale entre les États-Unis, la Russie et l'Ukraine doit cependant avoir lieu en novembre.

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