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Transports en commun : l'indexation des tarifs sur l'inflation "conduirait à des hausses quasi systématiques", dénonce l'UFC appelant à "supprimer cette mesure"
information fournie par Boursorama avec Media Services 10/02/2026 à 14:09

( AFP / DENIS CHARLET )

( AFP / DENIS CHARLET )

"Augmenter les prix tous les ans, automatiquement, revient à décourager l’usage des transports en commun", selon la présidente de l’association UFC-Que Choisir, Marie-Amandine Stévenin.

Vers une "hausse quasi garantie des tarifs" ? Ce mardi 10 février, l'association UFC-Que Choisir a demandé la suppression de l'indexation des tarifs des transports en commun sur l'inflation, principe prévu par défaut dans le projet de loi-cadre sur les transports qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres.

Afin de financer le fonctionnement des transports en commun, le projet de loi prévoit que les tarifs seront par défaut indexés sur l'inflation, sauf si les collectivités votent pour ne pas l'appliquer, une inversion par rapport au principe actuel. "Une telle mesure conduirait à des hausses quasi systématiques des billets et abonnements, indépendamment des réalités locales, du pouvoir d’achat des ménages ou de la qualité du service rendu" et à freiner l'utilisation des transports en commun, critique l’UFC-Que Choisir dans un communiqué. "Concrètement, cela signifie une hausse quasi garantie des tarifs, année après année", estime la présidente de l’association, Marie-Amandine Stévenin, dans un billet paru mardi. En outre l'inflation est "déconnectée de la réalité du service rendu. Avec ce système, un usager pourrait payer plus cher alors même que l’offre de transport se dégrade", détaille-t-elle.

Toute décision de hausse des tarifs "doit rester entre les mains des collectivités locales"

"Cette mesure est aussi désincitative. Augmenter les prix tous les ans, automatiquement, revient à décourager l’usage des transports en commun, alors même qu’ils constituent une alternative essentielle à la voiture, plus économique pour les ménages et plus respectueuse de l’environnement", ajoute Marie-Amandine Stévenin. Toute décision de hausse des tarifs, qui peut parfois être justifiée, "doit rester entre les mains des collectivités locales, qui connaissent les besoins de leur territoire", conclut la présidente d'UFC-Que Choisir, appelant à "supprimer cette mesure".

L'association approuve en revanche le projet d'affecter une partie des recettes des péages des autoroutes sous concession au financement des infrastructures de transport, ainsi que la planification des investissements sur dix ans.

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